Un ex-employé de la compagnie Tiremaster, poursuivi sous deux charges de faux en Cour intermédiaire, en violation des articles 108 (b), 111 et 121 du Code pénal, a obtenu le bénéfice du doute dans un jugement rendu mercredi dernier par la magistrate Ida Dookhy-Rambarun. Il était accusé d’avoir falsifié certaines factures pour épuiser le stock de marchandises de l’entreprise.
Selon les détails de l’enquête, l’accusé, qui travaillait comme salesman pour la compagnie Tiremaster en 2009, était accusé d’avoir falsifié certaines factures de la compagnie afin d’épuiser son stock. C’est lors de l’inventaire des stocks que des irrégularités avaient été repérées. Lors d’une enquête interne, la compagnie est arrivée à la conclusion que l’accusé était le responsable de ces anomalies. L’incident avait par la suite été rapporté à la police et les factures ainsi qu’un échantillon de la signature de l’accusé avaient été soumis à des examens à la Handwriting Section du CCID. L’expert qui avait examiné les écrits devait ainsi déduire que deux factures falsifiées, datées du 5 juin 2009 et 5 septembre 2009, étaient quasi similaires à l’échantillon de signature de l’accusé remis à la police. L’accusé, pour sa part, a nié les faits, indiquant qu’il a été victime de fausses allégations. Il a soutenu par ailleurs que c’est le Storekeeper qui est responsable de la garde et de la livraison de la marchandise. Il s’est dit surpris que sa signature concorde avec celles des factures falsifiées. Dans l’énoncé de son jugement, la magistrate Ida Dookhy-Rambarun a fait part de certaines irrégularités dans la manière de procéder de l’expert en écriture. Elle a aussi souligné que seuls des échantillons de la signature de l’accusé avaient été envoyés pour des examens, alors que n’importe quel autre salesman de la société aurait pu signer sur ces factures. La magistrate a de plus souligné que la police s’est concentrée sur l’accusé à la base de l’enquête interne de la compagnie et qu’à aucun moment les autres employés de la société n’ont été inquiétés, alors que l’origine des factures falsifiées n’a pas été établie. Elle a ainsi décidé d’accorder le bénéfice du doute à l’ex-employé de la société, rayant les deux charges portées contre lui.