L’ancien commissaire de police Raj Dayal, le notaire Vinay Deelchand et Moonsamy Mooraghen, tous trois accusés par la police d’avoir comploté pour faire arrêter Satish Chandra Nundlall sous une fausse accusation de trafic de drogue, ont été acquittés, mardi dernier, par la Cour intermédiaire. Ils ont tous obtenu le « bénéfice du doute » de la cour. Les magistrats N. Ramsoondar et K. Bissoonauth, qui ont jugé l’affaire, ont déclaré n’avoir pas été convaincus par les témoignages des deux témoins à charge de la poursuite, en l’occurrence Antoine Chetty et le Deputy Commissioner of Police Appadoo.
L’affaire remonte à 2004 lorsque, suite à son arrestation par une équipe de l’ADSU pour trafic d’héroïne, Antoine Chetty — qui se présente depuis comme un repenti — avait confessé aux enquêteurs ses implications dans une série de délits criminels commis, selon lui, en compagnie de plusieurs personnes dont les trois accusés. Ces derniers furent par la suite arrêtés, relâchés sous caution et poursuivis.
Sur la base des confessions d’ Antoine Chetty, Vinay Deelchand et Moonsamy Mooraghen faisaient face à l’accusation de « s’être entendus entre eux, en 1994, pour faire du mal à une tiers personne, soit entraîner Satish Chandra Nundlall dans une affaire de trafic de drogue de façon qu’il soit arrêté. » En ce qui concerne l’ancien commissaire de police Raj Dayal, il lui était reproché « d’avoir délibérément et de manière criminelle comploté avec le notaire Vinay Deelchand pour que de la drogue soit introduite au domicile de Satish Nundlall et pour qu’une perquisition policière soit ensuite menée afin que cette personne innocente soit arrêtée. » Selon Antoine Chetty, le complot avait été ourdi parce que Mooraghen avait un compte à régler avec Nundlall suite à un litige au sein d’une entreprise immobilière dont ils étaient partenaires.