Sept maisons de retraite ont fermé leurs portes ces cinq dernières années. C’est ce qu’a répondu la ministre de la Sécurité sociale Sheila Bappoo hier à une question parlementaire de la députée mauve Lysie Ribot.
Suite à une question de la députée rouge Stéphanie Anquetil au sujet des mesures prises pour assurer le recrutement des personnes avec handicap, cela suite à l’amendement de la Training and Employment of Disabled Persons Act, la ministre devait indiquer qu’un atelier de travail a été organisé avec les responsables d’ONG concernant l’obligation des compagnies d’employer ces personnes. Mauritius Telecom, dit-elle, a également employé de telles personnes alors que l’ICTA et la Waste Water Management Authority lui emboîtent le pas. Alors que Sheila Bappoo répond à la question de la députée, une conversation entre des membres de l’Opposition rend ses propos difficilement audibles.
Lysie Ribot a pour sa part voulu savoir combien de maisons de retraite sont enregistrées à ce jour, les conditions requises pour être enregistrée, combien d’entre elles ont dû fermer leurs portes ces cinq dernières années et pour quelles raisons. La ministre a ainsi indiqué que 51 residential care homes ont leur permis ; 26 sont des institutions charitables et 25 sont privées. Durant les cinq dernières années, sept d’entre elles ont fermé et ils sont 19 officiers de la Sécurité sociale à mener des inspections dans les maisons de retraite. Selon la ministre, « l’hygiène y est satisfaisante. Beaucoup a été fait pour améliorer la qualité de vie des résidents même s’il y a encore de l’amélioration à apporter ».
Le leader de l’Opposition Paul Bérenger a posé une question supplémentaire au sujet des maisons de retraite n’ayant pas de permis. Il a voulu savoir pourquoi certaines doivent attendre des mois pour l’enregistrement. La ministre a indiqué que la loi « est une nouvelle loi qui date de 2003/2005. Avant, il n’y avait pas de règlements. Nous demandons continuellement à ces maisons de retraite d’améliorer leurs infrastructures et soins. Mais, si en dépit d’un délai, elles ne respectent pas les normes, le dernier ressort est la fermeture ». Elle a également fait ressortir qu’avec la population vieillissante, il n’y a pas suffisamment de maisons de retraite. Paul Bérenger a demandé le nombre de maisons de retraite n’étant pas enregistrées. Sheila Bappoo a assuré qu’elle chercherait les informations relatives.
De son côté, le député MMM Satish Boolell a demandé si des visites de nuit sont effectuées dans ces maisons de retraite en vue de vérifier l’alimentation des résidents, entre autres. La ministre a répondu qu’elle doit vérifier ce qu’il en est et a reconnu que c’est un moyen d’assurer la sécurité des résidents.
De quel délai disposent les maisons de retraite pour mettre la clé sous le paillasson ? a d’autre part voulu savoir Lysie Ribot. La ministre devait indiquer que le délai est d’environ six mois mais que durant ce laps de temps, certaines font des progrès.
Françoise Labelle (MMM) a pour sa part déclaré que selon ses informations, dix maisons de retraite opéraient illégalement. Elle a ainsi voulu savoir quelles sanctions ont été prises à leur encontre et combien d’entre elles ont pu se soumettre aux règlements. La ministre a répondu que selon ses informations, seule une maison de retraite a été appelée à fermer ses portes.