Irfan Rahman se trouve actuellement au Cameroun en tant qu’observateur étranger aux élections présidentielles, qui se déroulent demain. Le choix du commissaire électoral a été fait par le secrétaire général du Commonwealth, Kamalesh Sharma. Ce dernier a constitué une Commonwealth Expert Team de six personnalités venant de différents pays. Cette équipe restera au Cameroun jusqu’au week-end prochain.
La mission d’observateurs, dirigée par l’ancien ministre des Affaires étrangères du Bahamas Fred Mitchell, comprend aussi Gabrielle Giroday, journaliste au Winnipeg Free Press du Canada, Sameul Tambenu, avocat et ancien président de la Malawi Law Society, l’ambassadeur Adekunle Adeyemi du Nigeroa et le Dr Tumelontle Thiba, Province Electoral Officer en Afrique du Sud. Cette initiative fait suite à une demande formulée par le ministère des Affaires étrangères du Cameroun.
Le mandat de la mission d’observation du Commonwealth, dont fait partie le commissaire électoral Irfan Rahman, comprend l’observation des préparatifs menant aux élections présidentielles de demain, le déroulement du scrutin à travers le pays, le décompte des voix, la proclamation des résultats et l’environnement électoral global. « The team is to assess the overall conduct of the process and make appropriate recommendations for the future strengthening of the electoral process in Cameroun », note un communiqué émis par le Commonwealth Secretariat, dont la présence lors des consultations populaires au Cameroun remonte aux élections présidentielles de 1997.
Le président sortant Paul Biya (78 ans) est donné comme favori pour un nouveau mandat présidentiel de sept ans. Il est à la présidence du Cameroun depuis 29 ans. 22 candidats sont en lice avec John Fru Ndi du Social Democratic Front. Ce principal challenger de Paul Biya est à sa troisième tentative présidentielle.
Avant de se rendre au Cameroun, Irfan Rahman a dirigé du 29 septembre au 1er octobre la mission d’observation de l’Organisation internationale de la francophonie aux élections législatives aux Seychelles. Tout en se félicitant du déroulement du scrutin aux Seychelles et de l’adoption de deux précédentes recommandations – création d’une commission électorale et l’accréditation d’observateurs nationaux –, il « réitère ses inquiétudes exprimées lors de l’élection présidentielle quant au nombre élevé d’électeurs affectés à un seul bureau de vote et la question de l’utilisation des moyens de l’État ».
Plus loin dans la déclaration officielle, le chef de la mission d’observation de la Francophonie souligne que « le secret du vote n’a pas été assuré dans tous les bureaux de vote notamment en raison de la proximité des isoloirs, la qualité des bulletins et l’assistance offerte aux électeurs âgés ou handicapés. Le vote de ces électeurs n’a pas toujours été conforme aux dispositions de la loi électorale ».