Le leader du MSM, Pravind Jugnauth, qui rencontrait la presse samedi, a estimé que le Premier ministre agit de manière machiavélique vis-à-vis de Paul Bérenger. Il a également attiré l’attention sur les dangers de la carte biométrique et a présenté six nouveaux membres de son parti à la presse.
Passant en revue la situation politique, Pravind Jugnauth a observé que le pays a eu droit, ces jours-ci, à un feuilleton à la Navin Ramgoolam dont les principaux épisodes ont été « pas bizin béquilles », « bizin fer concession » et « manz gato tout sel ». Il estime toutefois que le PM a fait preuve de machiavélisme en choisissant l’inauguration de la ferme solaire Sarako, de la famille Seetaram, à Bambous, pour affirmer qui « bizin partage gato ». « Gato là pou bien indigeste », a-t-il enchaîné avant d’affirmer qu’il ne comprend pas pourquoi Paul Bérenger est en extase devant Navin Ramgoolam. Le leader du MSM a observé qu’alors que le feuilleton se poursuit, la population continue à faire face à des difficultés, le pays continue à couler et le raz le bol du public s’approfondit. Il se réjouit toutefois de voir un ralliement derrière le MSM comme le démontre l’adhésion de nouveaux membres. Il a ainsi présenté six nouveaux membres : Koomaren Chetty, Gille l’Entêté, Aboo Bakar Allyboccus, Arrassen Kallee, Junkeeparsad Nundalee et Rahul Subrun.
Concernant l’actualité en général, Pravind Jugnauth est revenu à la charge contre la fourniture des empreintes digitales et des photos biométriques pour l’obtention des cartes d’identité. Selon le leader du MSM, le Premier ministre peut à n’importe quel moment autoriser une institution à avoir accès aux banques de données. Il a rappelé que la Data Protection Unit a affirmé récemment qu’aucun employeur ne peut forcer un employé à donner ses empreintes digitales. Cette décision peut être soutenue sur des clauses contenues dans différentes législations. M. Jugnauth a aussi cité des cas connus aux Pays-Bas et en Grande-Bretagne où les données biométriques ont été contestées. Poursuivant son argumentation, il a estimé que le gouvernement peut grâce aux données recueillies suivre le déplacement d’un individu travers le pays, ce qui constitue une atteinte à la liberté de circulation. Toujours sur ce chapitre, il a rappelé que le contrat pour la fabrication et la distribution des cartes a été alloué à une firme singapourienne. Il a aussi rappelé que le procès qu’il intente contre l’État sera entendu le 5 juin prochain.