Après le BP du MSM, ce samedi matin, le Premier ministre s’est exprimé sur le scandale des dépenses de la présidente de la République, Ameenah Gurib-Fakim.

Pravind Jugnauth a affirmé que chaque membre du bureau politique a eu la chance ce samedi de s’exprimer au sujet de ce scandale,comme révelé par notre confrère l’Express cette semaine. Le chef du gouvernement explique que même en tant que Premier ministre, il n’a pas accès à des informations bancaires de quiconque, encore moins celles de la Présidente de la République. « Nous avons également évoqué le sujet de la Présidente étant donné que cela a fait la une d’une publication de presse. Ce que j’ai lu à travers la presse, c’est qu’il y a eu des allégations à l’encontre de la Présidente. Elle a d’ailleurs réagi à ses allégations. En d’autres mots, elle a déclaré que ses allégations n’étaient pas correctes et cela a terni son image. Elle a d’ailleurs posé un ultimatum à ce groupe de publication pour authentifier ses documents, » répond Pravind Jugnauth aux questions de la presse. Le Premier ministre a rappelé également que toutes les conversations entre un Premier ministre et la Présidente de la République resteront confidentiel.


En ce qui concerne Ivan Collendavelloo, no2 du gouvernement qui a affiché son soutien catégorique à la Présidente, Pravind Jugnauth reste ferme sur son point de vue. « En tant que PM, je ne peux que répondre pour moi. Je ne peux pas vous donner des documents et informations d’une banque. Tout comme, demander des informations sur le compte d’un individu. La loi ne me le permet pas. Je ne peux donc pas me prononcer. J’ai évidemment laissé la Présidente réagir. Elle seule est en mesure de s’exprimer sur les documents. »

Selon le PM, un journal ne peut authentifier des documents bancaires. Il maintient que c’est uniquement la banque qui en ait capable. « Si la banque authentifie les documents, à ce moment, je verrai comment réagir, » a-t-il dit.

De plus, Pravind Jugnauth estime qu‘il faut prendre des précautions pour interprétér l’utilisation de certaines cartes de crédit qui sont sources de spéculations lorsqu’on tient une position de Premier ministre ou de Présidente.  « Je vais laisser le soin à la présidente de s’expliquer sur cette carte, si elle le désire. »

En ce qui concerne la motion de « non-confidence » de  Shakeel Mohamend, le Premier ministre a expliqué que les débats auront lieu au niveau parlementaire, comme c’est prévu par les procédures

Pour rappel, la date de la rentrée du du parlement est fixée au 27 mars prochain.