L’Union of Private Secondary Education Employees (UPSEE) a annoncé ce matin sa décision de boycotter la rentrée scolaire 2013. Décision qui fait suite aux diverses rencontres avec le directeur du Pay Research Bureau Mohun Aujayeb dans le cadre du prochain rapport qui sera publié le 2 octobre prochain. Selon Yahya Paraouty, son président, « il n’y a aucun moyen de communiquer avec M. Aujayeb en vue d’améliorer les conditions de travail des employés dans l’éducation ».
« Nou finn donn mot d’ordre pou la rentre skoler 2013 pou boycott partou ek nou pou maintenir nou position », a déclaré M. Yahya, très pessimiste lors d’un point de presse ce matin à l’hôtel Saint Georges à Port-Louis. Pour lui, ainsi que pour les membres de l’UPSEE, vu la mauvaise communication avec Mohun Aujayeb, directeur du PRB et son incompréhension face à la situation des employés dans le secteur de l’éducation, « il n’y a pas d’autre choix que de boycotter la rentrée 2013 ». « C’est la seule et unique manière de faire entendre notre voix et d’être pris au sérieux », a déclaré le président de l’UPSEE. Après les diverses rencontres avec ce dernier, Yahya Paraouty a conclu que le nouveau rapport qui sera publié le 2 octobre portera préjudice aux employés de ce secteur. « Il n’y a aucun moyen de lui faire entendre raison. Il ne comprend rien à l’éducation », a-t-il martelé. Lors de son allocution, il a lancé un sévère avertissement à M. Aujayeb : « Na pa touss nou bann acquis ! (ndlr : jours de congé et nombre d’heures de travail). Nu bann kondision servis bizin ameliore ». Dans le but d’alerter l’opinion publique, l’UPSEE prévoit une manifestation pacifique jeudi prochain devant les locaux du PRB.
Durant la deuxième partie du point de presse, le président de l’UPSEE a également évoqué les relations entre le syndicat et le ministère de l’Éducation. L’intervenant a déploré le manque de transparence autour du dossier du collège Ambassador à Curepipe. Il déplore « le travail bâclé » sur ce dossier tout en s’interrogeant sur les motifs entraînant le transfert de quelque 200 élèves au collège Renaissance (Curepipe) et au Lycée Mauricien (Phoenix). « Ena ene flou total otour sa dossie-la ek minister bizin reponn lor sa », a-t-il argué.
Par ailleurs, Yahya Paraouty a élaboré sur la nécessité d’une restructuration de la Private Secondary Schools Authority (PSSA). Évoquant divers problèmes « internes » de cet établissement, il a soutenu qu’il y a un manque de volonté pour remédier à la situation. « Nous n’avons pas confiance en la PSSA », a-t-il lancé.
L’UPSEE condamne également le laxisme des autorités autour du dossier de l’éducation, principalement ceux du Mouvement Militant Mauricien (MMM) et du Mouvement Socialiste Militant (MSM). « Personn na pa finn poz kestion lor dossie ambassador. Ena ene ta zafer ki pe ress en suspens dan dossier ledikasion », dit le président de l’UPSEE. Il a également exprimé ses craintes par rapport à l’examen national de la Form 3 qui serait, selon lui, une « menace » pour l’éducation.
L’UPSEE prévoit la publication d’une newsletter dans les jours à venir.