La Government Services Employees Association (GSEA) a tenu son assemblée générale hier à son siège à la Unity House à Beau-Bassin. Radhakrishna Sadien, le président, a annoncé qu’une rencontre est prévue en fin de semaine avec le Premier ministre pour lui faire part des points du rapport du PRB 2013 sur lesquels la GSEA n’est pas d’accord. En attendant les négociations, il demande aux fonctionnaires de ne pas céder à la pression exercée par certains ministères pour signer l’Option Form : « Si ou sign form la, sa ve dir ou pe aksepte, pa kapav signe apre al negosie. »
Tous ceux présents, notamment des représentants de syndicats regroupés sous la State Employees Federation, sont tombés d’accord sur le fait que les fonctionnaires devraient attendre les négociations avant de signer l’Option Form. Ces derniers ont jusqu’au 5 novembre pour le faire. Cependant, a fait ressortir M. Sadien hier, certains ministères sont en train de faire pression sur les fonctionnaires pour signer ce formulaire dès maintenant. Condamnant cette pratique, le président de la GSEA a demandé aux représentants syndicaux présents de bien faire comprendre à leurs membres qu’ils seront pénalisés s’ils signent l’Option Form avant les négociations. De plus, dit-il, une rencontre est prévue avec le Premier ministre à ce sujet en fin de semaine. Radhakrishna Sadien se dit confiant que le PM pourra trouver une solution à leurs problèmes. Il a fait référence à deux situations où le Premier ministre est intervenu en leur faveur : pour le HR Manual et le paiement des increments en janvier au lieu d’avril. Compte tenu du fait qu’il reste encore du temps avant le deadline pour signer l’Option Form, M. Sadien estime que les fonctionnaires ne devraient pas s’empresser de le faire. « Si ou sign form la, sa ve dir ou pe aksepte, pa kapav signe apre al negosie », dit-il.
Commentant à nouveau le rapport, M. Sadien a dit douter de l’indépendance du PRB. Après avoir analysé le rapport, la State Employees Federation se dit convaincue que « le PRB a servi de paravent pour faire passer l’agenda des autres ». Ce rapport, soutient Radhakrishna Sadien, tient le langage de la Banque mondiale et du ministère des Finances. « Le PRB a voulu jouer le jeu de la politique néo-libérale à travers ce rapport ». Pour la SEF, « PRB inn al en deor so manda ek li finn faillir ». Rappelant qu’en 2008, les fonctionnaires avaient eu le même problème avec un rapport qui ne répondait pas à leurs aspirations, M. Sadien est d’avis que c’est le système du PRB même qui devrait être revu. « Nous pa le ni Appanah ni Aujayeb a latet parski tou le de parey, se sistem la ki bizin regete ». Ainsi, la GSEA réitère sa demande pour qu’une institution indépendante soit nommée pour se pencher sur les cas d’anomalie. « Pas question que ce soit le PRB qui vienne corriger ces erreurs car nous ne pouvons faire confiance à une institution qui est en train de dépenser l’argent public comme une loterie », affirme Radhakrishna Sadien.
Le syndicaliste a une fois de plus demandé à ce qu’il y ait plus de transparence concernant le chiffre de Rs 4,6 milliards et demande au PRB de rendre publics ses différents break-down pour connaître les différentes proportions allouées. « En 2008 j’avais écrit au PRB et je n’ai pas eu de réponse. Nous voulons savoir combien dans ces Rs 4,6 milliards il y a pour les petits travailleurs, combien pour ceux de niveau intermédiaire et combien pour ceux d’en haut », dit-il. Et de conclure : « Ce n’est pas seulement le PS qui est important dans la fonction publique, le petit travailleur a aussi un rôle important ».