Dans son mémorandum en prévision du rapport PRB 2016, la Fédération des Syndicats du Secteur Public (FSSP) demande que les casual leaves des fonctionnaires puissent être remboursables au même titre que les unutilized sick leaves. Elle demande par ailleurs que les paternity leaves soient considérés comme un congé séparé et non pas déduit des vacation leaves des personnes concernées. En vue d’une politique de démocratisation des conditions de service, il importerait que tout fonctionnaire y soit éligible dès que son poste est officialisé, dit-elle.
Pour le président et porte-parole de la FSSP, Rashid Imrith, « sous les conditions actuelles, le terme de congé de paternité est trompeur étant donné que le congé est déduit du Vacation Leave et qu’il n’y a de fait pas vraiment de bénéfice pour le fonctionnaire devenu père. D’autant plus que lorsque les conditions de santé de la mère sont encore assez précaires suite à l’accouchement, il lui faut du soutien pour elle-même et pour le nouveau-né. C’est un fait qu’aujourd’hui, que les familles sont devenues nucléaires et il incombe au père d’apporter ce soutien. Ce congé trouve ainsi tout à fait sa raison d’être ». La FSSP demande ainsi qu’un congé distinct de quatre semaines soit accordé aux fonctionnaires devenus pères durant la première année de la naissance de leur enfant.
S’agissant du casual leave, la FSSP fait voir que les employés non-confirmés sont éligibles à six jours de congé après qu’ils ont complété six mois de travail. « Ils ne sont éligibles à aucun congé payé durant les dix premiers mois en attendant la confirmation de leur emploi ». Pour Rashid Imrith, « il n’est ni humain ni naturel de s’attendre à ce qu’une personne ne se trouve pas dans la nécessité de s’absenter. Une déduction salariale par rapport à un congé normalement reconnu comme sick ou casual leave est une dure sanction contre l’employé et sa famille ».
Dans un autre volet de ses suggestions au PRB, la FSSP demande que tous les fonctionnaires, indépendamment de leurs salaires, soient éligibles à un voyage à l’étranger dès qu’ils sont confirmés comme employés. « Le passage benefit est acquis comme un pourcentage de son salaire et est utilisé comme un besoin fondamental. Les employés avec les salaires les plus bas peuvent avoir davantage besoin de cet avantage ». Actuellement, les fonctionnaires ne touchant pas moins de Rs 24 425 commencent à bénéficier de cet avantage dès la date de la confirmation de leur substantive appointment et ceux touchant moins de Rs 24 425 doivent attendre huit ans.
La FSSP estime par ailleurs que le pourcentage d’augmentation de l’annual increment est bien trop bas. « The next increment on salary scales should to the least be an increase of not less than 6 % of the preceding salary point », dit-il. De plus, l’annual increment est pour la FSSP « un doit acquis et ne devrait en aucun cas être lié avec le PMS ».
Également dans une optique de démocratisation des conditions de service, la FSSP demande que la taxe soit enlevée sur les voitures pour tous les employés du service public, indépendamment de leur grade, salaire, cela « au moins une fois avant de se retirer de la fonction publique » car « indépendamment de son niveau, l’employé apporte une contribution essentielle à la nation. La duty exemption est un moyen de gratifier l’employé pour sa loyauté envers la nation ».