La Government Services Employees Association (GSEA) soutient que ce sont les postes restés vacants dans des ministères qui ont permis de financer le rapport du Pay Research Bureau (PRB) et celui de l’Errors and Omission, présidé par Dev Manraj. Selon Radhakrishna Sadien, son président, plus de 50 % des postes vacants restent en suspens.
L’absence d’embauche dans la fonction publique a de lourdes conséquences, explique Radhakrishna Sadien. Cela provoque la dégradation des services publics. « Un service de qualité, c’est tout un ensemble », soutient-il. Pourtant, plus de 50 % de postes sont toujours vacants dans divers ministères. Mais, note-t-il, ce sont particulièrement les catégories de travailleurs au bas de l’échelle qui sont en minorité.
Un des ministères les plus touchés serait celui de la Santé, soutient Radhakrishna Sadien. D’ailleurs, dit-il, malgré la construction de divers centres de santé et hôpitaux à travers l’île, il n’y a pas eu d’embauche en parallèle. Toutefois, il ne déplore pas le manque d’infirmiers, mais remarque qu’il existe des lacunes au sein du staff travaillant dans les dispensaires ou encore dans le Medical Record. « Le corps paramédical souffre énormément. Actuellement, ce sont les Community Health Officers qui procèdent au Medical Records », explique-t-il.
Triste constat également du côté du ministère de l’Éducation. Radhakrishna Sadien concède que le corps non-enseignant manque de ressources humaines. « Nous avons un énorme problème au sein des bibliothèques. Comment se fait-il que des Library Attendants travaillent dans deux écoles en même temps à tour de rôle ? »
Chaque ministère serait durement touché par ce manque de personnel, soutient la GSEA. Et de citer les postes de Labour Inspectors vacants au ministère du Travail. « Nou pe koz sekirite o travay, me pena dimounn pou al lor sit », déplore Radhakrishna Sadien. « La maintenance de certains bâtiments n’a pas été réalisée depuis deux ans. La raison donnée : des General Workers n’ont pas été recrutés », poursuit-il.
« Dans certains ministères, le travail d’un groupe de personnes est effectué par d’autres alors que cela ne figure pas dans leur scheme of service. C’est ainsi que le gouvernement arrive à économiser mais cela affecte le travail des fonctionnaires », a-t-il conclu.