La State and Other Employees Federation a exprimé ce matin lors d’une rencontre avec la presse à Port-Louis ses craintes par rapport au prochain rapport du Pay Research Bureau qui sera rendu public le 2 octobre. Pour la SOEF, « le PRB n’équivaut pas à une augmentation salariale ».
« PRB se pa selman enn revision salarial me plito enn lekilib ent salair ek kondision servis ki travay lor restriktirasion fonksion piblik », a expliqué le président de la SOEF Radhakrishna Sadien. « Komie larzan pou done dan sa PRB la ? » s’est-il demandé.
Le Premier ministre Navin Ramgoolam, a rappelé Radhakrishna Sadien, est pour que les salariés du secteur public obtiennent une hausse salariale en janvier 2013 au lieu d’avril selon les anciennes dispositions. Il souligne néanmoins les « incohérences » du dernier rapport. « Le rapport 2008 prévoyait un budget d’environ Rs 5 milliards, et le gouvernement avait accepté in toto les recommandations faites à propos d’une augmentation salariale moyenne de 36,9 %, mais nous notons que la réalité est autre », explique le président de la SOEF. « L’employé reçoit son salaire avec une augmentation… mais ensuite on en déduit 6 % pour la pension, entre autres. En réalité, il n’obtient presque pas d’augmentation. »
Radhakrishna Sadien déplore par ailleurs une baisse du nombre de fonctionnaires en service, le vieillissement global des employés de la Fonction publique, le manque de formation dans les divers secteurs et les modifications du scheme of service. « Avek multi-skilling, bann kondision travay finn sanze me saler finn ress parey », dit la SEOF. Et à Swaleh Rojee, président du Deputy Head Teachers Union et affilié à la SEOF, de souligner la démotivation du personnel quant aux compensations qui ne sont pas attribuées à ceux touchant un salaire de plus de Rs 30 000. « Zot pe pil an plas pena nanie ki motiv zot. Li danzere pou kalite travay ki pe fourni », dit-il, soutenant que de hauts fonctionnaires envisagent de bouger dans le privé.
Concernant la hausse salariale, Radhakrishna Sadien a appelé à la vigilance des autorités compétentes. « Fode pa ki enn ti group benefisie lor ledo enn gro group ». La frustration dans ce secteur, indique-t-on, se reflète principalement à travers les nombreux cas enregistrés au Public Bodies Appeal Tribunal.