Le sort du directeur du Pay Research Bureau (PRB), Mohun Parsad Aujayeb, auteur des dernières recommandations salariales dans le secteur public, contestées par les syndicats, devra être connu en ce début de semaine. Après les consultations de vendredi au Prime Minister’s Office entre le Premier ministre, Navin Ramgoolam, et les représentants des fédérations syndicales concernées, la certitude reste que le directeur du PRB devra être mis sur la touche dès la nomination d’un commissaire salarial indépendant pour présider les travaux de l’Anomalies Committee. Entre-temps, une des décisions annoncées, vendredi, soit l’extension de l’échéance pour l’Option Form, a été traduite dans la réalité avec le nouveau délai fixé au 19 novembre au lieu du 5, soit deux semaines supplémentaires.
En ce début de semaine, l’Establishment de la Fonction publique fait face à un problème délicat avec la décision de nommer un commissaire indépendant pour revoir les recommandations salariales du dernier rapport du PRB. En principe, le nouveau contrat offert à Mohun Parsad Aujayeb n’arrivera à échéance qu’en février prochain, devant coïncider avec la soumission du rapport des Errors and Omissions.
Dans la conjoncture, la présence de Mohun Parsad Aujayeb à la tête du PRB, alors que l’encadrement technique du PRB sera mis à contribution par le commissaire salarial indépendant, est considérée comme étant incompatible. Deux options s’offrent dans la conjoncture, soit le principal concerné décide de son propre gré de prendre ses congés préretraite et d’évacuer le bureau du PRB, soit l’Establishment le convoque pour lui demander de partir avec tous les bénéfices prévus.
Jusqu’ici, la priorité à l’hôtel du gouvernement consiste à identifier le commissaire salarial indépendant pour que le travail puisse démarrer à plus ou moins brève échéance. Le début de la semaine sera consacré à des échanges avec des représentants des fédérations syndicales au sujet de la personnalité la plus apte à assumer ces responsabilités.
Les représentants des syndicats ont prévu de soumettre une Short List à cet effet. Mais à ce matin, très peu d’indications sont disponibles sauf que Suttyhudeo Tengur de la Government Hindi Teachers Union se penche en faveur de la candidature du Pr Ved Torul de la Commission de Conciliation et de Médiation. Celle de l’ancien directeur du PRB, Bijaye Kumar Appanah, n’est pas aussi compromise même si des objections syndicales à cette éventualité ont été consignées lors de la réunion de vendredi. Lors de la marche de samedi organisée par le front commun anti-PRB de l’enseignement primaire, les participants ont réclamé l’ancien directeur du PRB pour les fonctions de commissaire salarial.
Par ailleurs, les fonctionnaires devront être informés au cours de la journée que la nouvelle échéance pour la soumission des Option Forms a été étendue au 19 novembre, soit de deux semaines. La lettre-circulaire du ministère de la Fonction publique confirmant ce changement est actuellement en voie de Vetting ce matin. Mais des syndicalistes, dont Suttyhudeo Tengur, mettent en garde contre des risques de délais pour le paiement de la révision salariale du PRB en janvier avec ce nouveau délai.
D’autre part, les différents syndicats dans l’enseignement primaire mettent la pression pour obtenir un alignement des salaires de ses membres sur ceux des enseignants du secondaire. Ils ont réussi le tour de force d’avoir pu organiser l’unique marche de protestation contre le rapport du PRB dans la conjoncture.
« Votre présence massive constitue une véritable leçon aux dirigeants des fédérations syndicales dans le secteur public, qui n’ont pas été en mesure de faire bouger leurs membres. Tout relève d’une question de crédibilité des dirigeants syndicaux. Nous ne nous battons pas pour siéger sur des boards. Nous luttons pour défendre les droits et acquis de nos membres », a soutenu le président de la Government Teachers Union, samedi, au Centre Social Marie-Reine-de-la-Paix.
La principale demande du front de l’enseignement primaire est l’alignement salarial des instituteurs sur ceux du secondaire. « À diplôme égal, salaire égal », scandaient les manifestants en brandissant des pancartes frappées de messages hostiles au directeur du PRB. « Le rapport n’a pas pris en compte les propositions du syndicat aussi bien que du ministre de l’Éducation pour un alignement des salaires des enseignants du primaire sur ceux du secondaire. L’absence d’un tel exercice au niveau du PRB démontre aussi le manque de vision au niveau de cette institution », notent les responsables syndicaux.