Rashid Imrith (FSSP) : « L’attente est que les fonctionnaires doivent être “better off” qu’avec le rapport du PRB de 2008 » Le compte à rebours pour la publication des recommandations salariales du Pay Research Bureau (PRB) pour les fonctionnaires et les employés des corps para-étatiques gagne en intensité. Malgré la séance de travail à la mi-journée avec le secrétaire au Cabinet et chef de la Fonction publique Suresh Seebaluck, sollicitée par le président de la Fédération des syndicats du service public (FSSP) Rashid Imrith, le suspense est de mise. Aucune indication officielle jusqu’ici sur le montant de l’enveloppe financière allouée par le gouvernement au PRB pour la mise à exécution de la révision salariale et des conditions de service.
Rashid Imrith a saisi l’occasion de cette rencontre d’une heure au Treasury Building pour faire part au gouvernement des appréhensions des fonctionnaires par rapport aux prochaines recommandations du PRB. Dans la conjoncture économique, tout semble indiquer que l’adoption des prochaines recommandations du rapport du PRB, qui devra être publié vers le 2 octobre, se fera par étapes échelonnées dans le temps. Des observateurs économiques soutiennent que « les conditions ne sont nullement propices pour une réédition de la performance avec le rapport de 2008 où la révision salariale a été payée en une seule tranche par le gouvernement ». En 2008, le PRB avait proposé deux tranches pour le paiement des augmentations.
Les sources autorisées à l’hôtel du gouvernement évitent cependant de commenter l’option de « staggered payments » du rapport du PRB au nom de la situation économique internationale avec des répercussions sur Maurice. « C’est quelque peu prématuré d’anticiper la formule de paiements. Nous ne sommes même pas encore en présence du coût budgétaire de ce rapport », fait-on comprendre en confirmant que chaque 1 % d’augmentation salariale avec le rapport du PRB coûtera à l’Exchequer Rs 200 millions pour la Fonction publique et Rs 95 millions pour les corps para-étatiques, les collectivités et autres collèges privés.
Lors des échanges de la mi-journée, le chef de la Fonction publique a fait comprendre au président de la FSSP qu’il faudra attendre la mi-août pour prendre connaissance de l’enveloppe financière qui sera accordée par le gouvernement. « Le secrétaire au Cabinet m’a fait comprendre que le budget pour le PRB n’a pas encore été décidé et qu’il faudra attendre au plus tôt la mi-août pour être fixé sur cette question cruciale. Le PRB n’a pas encore formulé de propositions au gouvernement », a déclaré au Mauricien Rashid Imrith après la réunion au Prime Minister’s Office.
« Au cours de ces discussions, j’ai eu l’occasion de mettre en relief les appréhensions des fonctionnaires et des employés des corps para-étatiques au sujet du rapport du PRB. Je me suis appesanti sur le fait que les fonctionnaires s’attendent à être better off avec le rapport de 2012 comparativement à celui de 2008. Après la réunion du jour, nous nous attendons à des suivis systématiques avec les autorités de la mi-août jusqu’à la publication du rapport au début d’octobre », poursuit le président de la FSSP.
Outre la question de l’enveloppe financière à être déterminée pour le rapport du PRB, Rashid Imrith est aussi revenu à la charge sur la nouvelle fréquence pour la publication du rapport. Il maintient que l’Option Form de cinq ans après la publication du PRB ne sera pas conforme aux dispositions de l’Employment Relations Act, qui prévoient que la durée maximale de tout Collective Agreement doit être de deux ans, d’où la nécessité d’un rapport du PRB tous les deux ans au lieu de cinq.
Les deux parties sont parvenues à un accord selon lequel la FSSP soumettra dans les prochains jours un document élaboré sur cette question aussi bien que sur celle pour les fonctionnaires ayant déjà atteint leurs 400 mois de service et qui se trouvent pénalisés avec la formule pour le calcul de la pension à leur départ à la retraite.
Rashid Imrith compte également transmettre une correspondance au directeur du PRB, Mohun Aujayeb, pour lui faire part des observations et des points lors de cette réunion avec le chef de la Fonction publique.