La sélection de Maurice affrontera celle du Kenya, ce mercredi au stade Anjalay à Belle Vue, dans le cadre des éliminatoires de la Coupe du monde 2018. Un match que les Mauriciens abordent avec toute la confiance voulue, mais aussi et surtout avec l’intention de poursuivre sur leur lancée après la victoire contre le Mozambique, le 6 septembre dernier, sur ce même terrain.
Le Mozambique est loin, prévient l’entraîneur Alain Happe. « Notre victoire contre le Mozambique a forcé le Kenya à se méfier un peu plus de nous ». Des mots lourds, même si Maurice part avec la pression supplémentaire de recevoir en premier. « Nous devons faire le maximum à l’aller. Au retour, les choses risquent de ne pas être conformes à nos attentes ».
D’un « terrain injouable » au décalage horaire, en passant par un vol entre deux matches, le Club M devra faire face à pas mal d’obstacles dans sa quête d’un ticket pour le prochain tour de la phase préliminaire du Mondial 2018. « Là-bas, ce sera chaud, il y aura une certaine ambiance et le terrain n’est pas extraordinaire. Autant d’éléments que les joueurs ne maîtrisent pas », avoue l’entraîneur.
Quel visage donc pour les Mauriciens lorsqu’ils entreront sur la pelouse du stade Anjalay ? « Nous prenons ce match comme tous les autres. Le plus important pour nous est de faire le travail », avance Andy Sophie. À savoir marquer et éviter de prendre des buts.
Mais quand on sait que le Kenya compte dans ses rangs des joueurs de la trempe de Victor Wanyama, milieu récupérateur de Southampton, ou son frère McDonald Mariga (FC Parme, Italie), l’équation se complique un peu plus.
« Personnellement, j’ai les ai vu jouer il a deux ans. C’est un grand pays de sport. C’est pourquoi nous avons l’ambition de faire le maximum au match aller », ajoute Alain Happe. Pour espérer sortir le meilleur résultat possible, le tandem Alain Happe-Joe Tsupula a battu le rappel des troupes depuis une semaine.
Les expatriés que sont Andy Sophie (AS Marsouins, Réunion) et Dylan Collignon (Géant Athois, D3 belge), qui ont été rejoints hier soir par Jonathan Bru, sont venus se greffer au groupe. Michael Bosqui, Kevin Bru (Ipswich Town) et Jonathan Justin rejoindront leurs coéquipiers dimanche et lundi respectivement.
La grande difficulté sera d’ailleurs de gérer la récupération au sein du groupe. « C’est une situation presque inédite. Ils devront jouer deux matches en quatre jours, en plus de supporter un vol », avoue le Français.
Quant aux Harambee Stars, surnom donné à l’équipe kenyane, ils ne seront pas là pour de la figuration. Ils voudront certainement se racheter de leurs deux dernières sorties, avec une défaite contre la Zambie et un nul contre le Congo. « Des résultats décevants », selon Alain Happe, qui soutient que les Kenyans seront encore plus dangereux.
Le groupe sera en stage bloqué à partir de lundi, histoire d’apporter les dernières retouches à sa préparation. Ensuite, place au match.