Le premier conseil de Curepipe, présidé par Mario Bienvenu du MMSD, prévu cet après-midi à 14 h 30 à la mairie, sera sous les feux des projecteurs. Si ce dernier se dit « serein et prêt » à repondre à toutes les questions, les regards seront tournés vers ses priorités et son potentiel à diriger le conseil. Parmi les projets qu’il devra traiter d’urgence, le Forum.
Bénéficiant du soutien du Premier ministre Navin Ramgoolam pour un mairat de quatre ans, Mario Bienvenu, champion du monde de boxe française, est appelé à « rendre Curepipe aux Curepipiens ». Cet après-midi, il dirigera la première réunion du conseil sous son mandat. Nouveau visage, idées nouvelles, c’est dans la sérénité que l’unique candidat élu du Mouvement Mauricien Social Démocrate (MMSD) espère redonner vie à la Ville Lumière. Il dirigera ainsi un conseil équitablement divisé entre le PTr/PMSD et le MMM/MSM, sept élus chacun. les élus PTr/PMSD sont Marie Lepredour, Malini Khemloliva, Kamla Varmah, Dhaneshwar Bissonauth, Stéphanie Gopee, Kritanand Beeharry et Marie Chaton, alors que ceux du MMM/MSM sont Berty Marguerite, Sundee Beedassy, Errol Noël Lafolle, Ananda Rajoo, Irene Coret, Jean Damien Ramma et Lindsay Paul. Interrogé par Le Mauricien ce matin, Mario Bienvenu a expliqué avoir pris connaissance de certains dossiers gérés par le dernier conseil. « Je suis d’attaque pour répondre aux questions et pour définir mes priorités ainsi que celles du nouveau conseil », a-t-il laissé entendre. C’est un travail d’équipe et de proximité avec les citadins qu’il compte privilégier. Pour le maire de Curepipe, le travail a d’ailleurs déjà commencé. « Depuis le 24 décembre, la barrière à la municipalité de Curepipe a été enlevée temporairement afin de permettre aux Curepipiens de profiter de la cour de la mairie. La possibilité de supprimer la barrière sera à l’étude ainsi que la relance des activités sociales et sportives dans la ville », dit-il. Dans un deuxième temps, il sera question de l’éclairage des terrains de football situés dans les divers quartiers de la ville ainsi que de la construction de centres sociaux.
Par ailleurs, certains conseillers sortants ont annoncé leur présence à cette première réunion. Ils se disent être disposés à aider les nouveaux membres malgré « l’amertume » de n’avoir pas obtenu de ticket aux dernières élections.
« Les nouveaux conseillers approuveront-ils tous les projets que compte présenter le MMSD ? Auront-ils le droit de faire des contre-propositions ? Est-ce que tout le monde suivra ? » se demande-t-on du côté de la mairie de Curepipe. Mario Bienvenu, unique candidat élu du MMSD, bénéficiera-t-il du soutien total des membres de l’alliance gouvernementale ? Des conseillers sortants laissent entendre que tel sera le cas et se disent prêts à assister aux réunions du conseil en tant que membres du public. Ils comptent faire des propositions et des pétitions afin d’assurer le développement dans la Ville Lumière. Tel est le cas pour Vicky Beetun, ancien conseiller et trésorier des bleus pour la régionale du N° 17. « Bien que je ne sois plus au conseil, je suis toujours prêt à aider ma ville. L’important, c’est que l’équipe qui sera en place à la mairie partage la vision du Premier ministre », explique-t-il.
« Tout candidat posant aux municipales aspire à être maire. Avec un mairat de quatre années au MMSD, le PTr/PMSD n’a pas une grande marge de manoeuvre. Au contraire, certains candidats élus se demandent s’ils auront la possibilité d’avoir ce siège », affirme pour sa part un ex-conseiller rouge. Pour Anil Dhorbal, le nouveau maire doit faire la part des choses. « Fode pa ki li one-sided. Il faudra avoir un consensus et principalement donner la chance aux membres de l’opposition pour que les habitants ne soient pas exclus du développement », dit-il. Également prêt à offrir son aide aux membres du nouveau conseil, M. Dhorbal juge qu’il est important que le nouveau maire prenne connaissance des rouages du conseil et des anciens projets afin de bien diriger la nouvelle équipe.
En matière de projets, assurent les conseillers, la nouvelle équipe devra se limiter au budget alloué pour les mettre à jour. Vicky Beetun, ancien président des Finances de la ville, précise que durant sept années, un montant total de Rs 866 506 M a été attribué aux divers projets infrastructurels.