Liverpool's Senegalese striker Sadio Mane (R) celebrates with Liverpool's Dutch defender Virgil van Dijk (L) after scoring their third goal during the English Premier League football match between Liverpool and Manchester City at Anfield in Liverpool, north west England on November 10, 2019. (Photo by Paul ELLIS / AFP) / RESTRICTED TO EDITORIAL USE. No use with unauthorized audio, video, data, fixture lists, club/league logos or 'live' services. Online in-match use limited to 120 images. An additional 40 images may be used in extra time. No video emulation. Social media in-match use limited to 120 images. An additional 40 images may be used in extra time. No use in betting publications, games or single club/league/player publications. /

Liverpool a profité des fragilités de la défense de Manchester City (3-1) pour remporter un choc qui lui permet de s’envoler en tête de la Premier League, dimanche après la 12e journée.

Liverpool, l’échappée belle

Cette fois, le trou semble fait par Liverpool qui court après son premier titre en Premier League depuis 1990.

On a beau n’être qu’à la 12e journée, les neuf points d’avance pris sur le double tenant du titre Manchester City semblent compliqués à dilapider, d’autant que les Reds paraissent irrésistibles.

Et si Leicester et Chelsea, qui se partagent le fauteuil de dauphin, avec un avantage aux Foxes à la différence de but, ont un point de plus que City, on ne les voit pas non plus contester la supériorité de Liverpool.

Il manquait trop de choses aux hommes de Pep Guardiola pour renverser la dynamique constatée depuis le début de saison, même si le coach espagnol a réclamé avec véhémence sur son banc de touche deux penalties pour son équipe.

S’ils ont donné le sentiment de contrôler le ballon dans l’entrejeu, c’est bel et bien ceux de Jürgen Klopp qui ont montré le plus d’instinct du tueur dans les deux surfaces.

« Je suis fier de mon équipe », a d’ailleurs déclaré Guardiola après le match, « on ne peut pas nier à quel point Liverpool a été bon, mais notre façon de jouer et notre caractère, c’était bien ».

« Oh, ils ont été bons et on a dû défendre avec tout ce qu’on avait, mais on a marqué des buts incroables », s’est réjoui de son côté Jürgen Klopp.

« Les gars étaient totalement concentrés (…) C’est la seule façon dont on peut battre City », a-t-il ajouté.

La fragilité de la défense des Citizens, avec l’absence d’Aymeric Laporte qui a obligé Fernandinho à reculer dans l’axe, et celle d’Ederson dans le but, remplacé par Claudio Bravo, s’est payée comptant.

Loin des matches remportés in extremis devenus sa marque de fabrique cette saison, Liverpool a rapidement et fermement pris les choses en main.

Au bout de 13 minutes, les Reds avaient déjà deux buts d’avance: une frappe tendue de Fabinho de 20 mètres au ras du poteau (1-0, 6e) et une tête astucieuse de Mohamed Salah sur un centre parfait d’Andrew Robertson (2-0, 13e) et le match semblait plié.

Et si Pep Guardiola avait lancé une mini-polémique en accusant Sadio Mané de trop souvent plonger dans la surface pour obtenir des pénaltys, le plongeon du Sénégalais en début de seconde période a été pour cueillir de la tête une offrande de Jordan Henderson et tuer tout suspense (3-0, 51).

Devant, les Bleus ciel auront quand même laissé passer leur lot d’opportunités, à l’image de l’arrêt superbe d’Alisson devant Sergio Agüero (25e) ou la frappe déviée d’Angelino, préféré à Benjamin Mendy, qui a touché le poteau (29e).

City pourra toujours pester contre l’arbitrage, notamment une main suspecte de Trent Alexander-Arnold dans sa surface juste avant l’ouverture du score, ou une poussette de Mané dans le dos de Raheem Sterling peu après l’heure de jeu.

Mais la supériorité du jour de Liverpool, malgré la réduction du score par Bernardo Silva à dix minutes de la fin, est difficilement contestable.

Manchester United rebondit

Les semaines se suivent mais ne se ressemblent pas pour les Red Devils décevants à Bournemouth (1-0) la semaine dernière, mais très convaincants, surtout offensivement, contre Brighton (3-1).

« Je crois que c’était notre meilleure performance de la saison », a tout simplement estimé Ole Gunnar Solskjaer, « comment n’a-t-on pas fini avec cinq, six ou sept buts (pour nous), on n’en sait rien ».

Ces trois points leur permettent de bondir à la 7e place avec 16 points, une longueur derrière Arsenal (6e) et Sheffield United (5e), mais encore à 9 unités du Top 4.

United s’est rapidement mis à l’abri avec une frappe déviée d’Andreas Pereira servi par Anthony Martial (1-0, 17e) et un but contre son camp de Davy Pröpper (2-0, 19e).

Rashford a ajouté un troisième à la 66e – son 6e de la saison -, 2 minutes après que Brighton eut réduit le score par Lewis Dunk.

. Revoilà Wolverhampton !

Après avoir payé en début de saison les efforts en tour préliminaire et barrage de Ligue Europa, les hommes de Nuno Espirito Santo viennent d’aligner 3 victoires – dont une à City 2-0 – et 4 nuls pour remonter dans le sillage d’Arsenal et Sheffield, au 8e rang avec 16 points.

Dimanche, malgré la petit frayeur née de la réduction du score par l’Égyptien Trezeguet dans le temps additionnel, ils ont largement dominé Aston Villa (2-1), grâce à une frappe de Ruben Neves à l’entrée de la surface (41e) et un but de Raul Jimenez (84e).