Les clubs ont besoin des revenus des droits de télévision

Au vu de l’évolution de la pandémie de coronavirus, la Premier League ne s’attend pas à pouvoir reprendre le championnat avant le 1er juin. Pour autant, il est question de débuter la saison 2020-2021… dès le mois d’août et donc d’effectuer une trêve estivale très courte.

La Premier League s’inquiète de la santé financière de ses clubs. Face à la pandémie de coronavirus, le football anglais réfléchit à la suite et s’interroge sur la façon de reprendre la compétition et d’embrayer sur la saison suivante. D’après une information du Telegraph parue samedi, une idée commence à faire son chemin.

Tandis que plusieurs championnats européens tentent de miser sur une reprise début mai, les responsables de la première division anglaise évoquent un retour sur les terrains pour le 1er juin. Les clubs profiteraient ainsi pleinement du report d’un an de l’Euro 2020, initialement prévu du 12 juin au 12 juillet. De quoi donner de la place pour reprogrammer les neuf journées restantes. Manchester City, Sheffield United, Arsenal et Aston Villa ont même dix matches de championnat restants à disputer. Ces rencontres pourraient être casées dans une fenêtre de six semaines, c’est-à-dire jusqu’à la mi-juillet.

Une telle re-24programmation, en plus d’entrer en conflit avec la problématique des fins de contrats au 30 juin, implique un autre sujet: le début de la saison 2020- 2021. Selon le Telegraph, la Premier League envisage de ne pas décaler le calendrier de l’exercice suivant qui, pour l’heure, est officiellement prévu le 8 août. La raison avancée est d’ordre économique. Réduire l’intersaison, et donc les vacances des joueurs, permettraient aux clubs d’accumuler les revenus durant l’été et de ne pas se retrouver avec une nouvelle longue période sans matches. Il s’agirait ainsi de compenser les pertes économiques provoquées par la suspension actuelle du championnat.