La reprise sur le marché américain et la timide remontée du marché européen ont été bénéfiques pour le secteur de l’exportation. C’est ce que relève le rapport trimestriel de la Mauritius Export Association (MEXA) pour la période de janvier à mars 2013. Les exportations au cours de ces trois premiers mois de l’année ont connu une progression de 1,2 %, même si le secteur du textile a connu une chute de 1,9 %.
De janvier à mars 2013, les exportations sont passées à Rs 11,10 milliards, comparé à Rs 10,88 milliards à la même période l’année dernière. Ce qui explique une hausse de 1,2 %. Ce progrès a été enregistré sur les marchés traditionnels comme les États-Unis et l’Europe. Si les exportations vers la Grande Bretagne ont enregistré une progression de 1,3 %, l’Allemagne et le Pays-Bas ont connu une hausse 28,47 % et 99,67 %, respectivement. C’est le secteur de la pêche qui soutient la performance sur le marché hollandais, grâce à une hausse de 177 % à l’exportation. Le budget de la pêche sur ce marché est ainsi chiffré à Rs 394 millions, comparé à Rs 142 millions l’année dernière.
Outre le marché conventionnel, un progrès a aussi été noté sur le marché régional, avec 3,9 % vers l’Afrique du Sud et 2,3 % vers Madagascar.
Par ailleurs, le secteur du textile a connu une baisse de 1,9 %.
Le secteur du seafood a connu une progression de 12 % rien que pour les deux premiers mois de l’année. Cette performance est liée à l’entrée en vigueur de la dérogation automatique sur le thon en janvier 2013. L’Europe reste le principal marché du seafood.
Le secteur de la jewellery, watch and diamond a aussi connu une hausse de 10 %, même si cela devient de plus en plus difficile de retenir la clientèle. Une situation qui s’explique du fait que Maurice produit du moyen de gamme dans ce secteur, alors que la demande va plus vers le haut de gamme.
En conclusion, la MEXA relève que le secteur de l’exportation s’adapte graduellement à la crise dans la zone euro. En même temps, elle veut renforcer sa présence sur le marché américain, et explorer de nouveaux marchés, comme l’Afrique du Sud et des pays du Moyen-Orient.