Dans le cadre de la Journée mondiale des Premiers secours célébrée le 13 septembre, Sunlights se consacre cette semaine aux bons gestes de premiers soins à adopter en situation d’urgence. Les premiers secours représentent l’ensemble de gestes de premiers soins apportés aux victimes d’accident ou d’autres catastrophes ayant lieu au quotidien. Ce sont généralement ces gestes de première urgence qui permettent de stabiliser ou d’améliorer l’état de santé d’un malade ou d’un blessé, en attendant l’arrivée des premiers secours. Les premiers soins pouvant se révéler décisifs, dépendant de l’état de santé de la victime, varient selon les situations. Voici quelques-uns de ses gestes qui sauvent…
Comment prodiguer ?les premiers soins?
À ce jour, plusieurs organisations, dont Fellowship First Aiders et La Croix Rouge, initient la population aux premiers secours. Ces institutions bénéficient de l’aide de formateurs expérimentés et certifiés afin d’enseigner aux Mauriciens comment faire face aux situations de crise. Vu que la liste des incidents auxquels un individu peut être confronté est longue, les formations en premiers secours leur enseignent précisément les bons gestes à adopter avant que la victime ne soit transmise à l’hôpital. En cas d’hémorragie, de brûlures (superficielles ou graves), d’asphyxie, de crise épileptique ou d’évanouissement, entre autres, plusieurs choses sont à prendre en considération:
BRÛLURES
Les brûlures se produisent au contact d’une source de chaleur (liquide, vapeur ou métal brûlant), de produits chimiques, de radiation ou de courant électrique. En fonction de leur degré de profondeur, on distingue trois types de brûlures : 1er degré (la peau est rouge, douloureuse et légèrement gonflée), 2e degré (formation de cloques sur la peau) et, 3e degré (la peau est noire ou grisâtre). L’intensité de la douleur n’est pas nécessairement liée à la gravité de la brûlure.
De quoi la victime se plaint-elle?
– Douleurs d’intensité variable
Ce qu’il faut observer:
– Peau rouge ou avec des cloques.
– Peau noire ou grisâtre.
– Gonflement.
– Suintement cutané de couleur claire.
– Peau froide et humide.
Ce qu’il faut faire:
1. Refroidissez immédiatement la brûlure en la passant sous l’eau froide.
Si un vêtement colle à la peau, n’essayez pas de le détacher : retirez-le en le découpant tout autour de la zone collée. Enlevez tous les bijoux (bagues, montres, etc.) avant que la zone brûlée ne commence à gonfler.
2. Continuez à refroidir à l’eau — adaptez la pression et la température de l’eau à ce que la personne peut supporter — pendant au moins 5 minutes, afin de réduire la douleur.
3. Si la brûlure est simple (d’une étendue inférieure à une demi-paume de main et peu profonde), couvrez-la avec un pansement stérile, non adhésif, que vous trouverez dans une trousse de secours. Fixez le pansement avec une bande de gaze.
Surveillez la brûlure les jours qui suivent et consultez un médecin en cas d’apparition de rougeur, de douleur ou de chaleur.
4. Si la brûlure est grave (d’une étendue supérieure à une demi-paume de main), arrosez-la pendant au moins 5 minutes de plus, puis allongez la victime et appelez les secours. Parfois, il vous sera conseillé de couvrir la brûlure d’un pansement stérile ou d’un linge propre : le simple fait de couvrir une brûlure permet de limiter les risques d’infections.
Si la brûlure est située au bras, dites à la victime de soutenir son bras blessé avec l’autre bras, ou de le poser sur un coussin.
5. La victime doit rester allongée jusqu’à l’arrivée des secours. Couvrez-la, de préférence avez une couverture de survie — coté argenté à l’intérieur. La couverture de survie est si légère qu’elle ne pèse pas sur les brûlures. Ne donnez rien à boire ou à manger à la victime : une anesthésie pourrait être nécessaire par la suite.
ÉTAT DE CHOC
L’état de choc est une réaction de l’organisme due à une forte hémorragie, une brûlure grave, l’apparition brutale d’une maladie ou éventuellement, à un état de tension physique extrême (accident de voiture, par exemple). L’organisme réagit au choc en oxygénant, en priorité, les organes vitaux. La peau n’est alors plus irriguée normalement: la victime devient pâle, elle a froid et elle est couverte de sueur.
De quoi la victime se plaint-elle?
– Sensation de faiblesse ou vertiges.
– Douleurs.
– Soif.
Ce qu’il faut observer:
– Peau pâle, froide et humide.
– Respiration rapide et superficielle.
– Pouls rapide*
Ce qu’il faut faire:
1. Aider la victime à s’allonger. Desserrez tout ce qui entoure le cou et la taille.
2. Couvrez la victime et parlez-lui pour la réconforter jusqu’à l’arrivée des secours.
NEZ (saignements)
Les narines sont parcourues de multiples petits vaisseaux sanguins, dont certains se trouvent sous la surface de la peau. Quand ces vaisseaux sont lésés, le sang s’écoule des narines. Par ailleurs, un choc ou un coup violent sur le crâne peut également provoquer l’écoulement d’un sang à l’aspect dilué ; ce signe est beaucoup plus préoccupant, car il témoigne d’une fuite du liquide céphalorachidien, qui baigne un traumatisme crânien, il faut impérativement appeler les secours.
Ce qu’il faut faire:
1. S’il n’y a pas eu traumatisme, demandez à la personne de s’asseoir et de pencher légèrement la tête en avant pour que le sang ne s’écoule pas dans la gorge, ce qui pourrait occasionner des vomissements. Faites-lui appuyer fermement sur la narine qui saigne.
2. Appliquez éventuellement une poche de glace sur la base de la narine qui saigne.
ACCIDENT ?DE LA ROUTE
En revanche, lorsqu’il s’agit d’accident de la route, beaucoup plus de points sont à considérer. “Il est nécessaire, certes, de conscientiser le public à propos des diverses façons de prévenir un accident, mais lorsque cela se produit, il est primordial de connaître les premiers gestes à adopter afin de pouvoir sauver une vie. Beaucoup de choses peuvent se produire en attendant l’arrivée des urgences.” Comme l’explique Denis Grandport, tout se passe durant les premières minutes suivant l’accident. “En cas d’accident de la route, par exemple, la première chose à faire est d’enlever la clé de contact et de débrancher les câbles de la batterie, afin d’écarter tout risque d’explosion. Il faut ensuite savoir comment s’y prendre afin d’enlever le blessé de la voiture, dépendant de la nature de ses plaies. Entre fracture ou hémorragie, les façons de procéder vont différer. Ce n’est qu’après cela que vous pourrez songer à prévenir les urgences.”