Après un regroupement à Trianon le mois dernier, les présélectionnés en volley-ball ont entamé leur préparation en vue des Jeux des îles de 2019. Une première séance d’entraînement tenue dimanche dernier au gymnase Pandit-Sahadeo à Vacoas au cours de laquelle une grosse partie des retenus a répondu à l’appel. Les premiers pas ont ainsi été franchis dans le cadre de ce long cheminement menant à cette échéance importante à plus d’un titre.
En attendant la venue du directeur technique national, Zoran Kovacic, la confiance a été placée en Melchior Miniopoo et Martine Bistoquet. Soit deux entraîneurs qui se sont perfectionnés au travers d’un stage de haut niveau tenu en Égypte en mai dernier. Si le premier nommé a vu son bail renouvelé aux commandes de la sélection masculine, Martine Bistoquet en sera à sa première expérience à la tête de la sélection féminine. Et ce, après avoir mené le groupe de la CJSOI à la médaille d’argent lors du tournoi organisé à La Réunion le mois dernier.
Melchior Miniopoo de nouveau aux commandes de la sélection masculine. Après la médaille de bronze acquise lors des derniers JIOI à La Réunion en 2015, il tentera le pari de viser plus haut cette fois, tout en faisant confiance à un amalgame anciens-jeunes. « Les membres de la fédération ont de nouveau porté leur choix sur moi et l’objectif sera bien évidemment de décrocher la médaille d’or », avance celui qui s’était retrouvé sur la plus haute marche du podium lors de l’édition 1990 à Madagascar et qui avait obtenu la médaille d’argent en 1985 et 98. Le défi sera intéressant à relever, car les autres forces en présence joueront leur va-tout et la sélection mauricienne tentera devant son public de rééditer l’exploit de 2003.
Au sein de cette présélection, l’ancien élément de la Fire Brigade, du Cadets Club et du Port Louis Red Star, et qui a également connu une carrière intéressante en France au sein d’Evreux et de Nice, a fait donc confiance à 21 éléments. Parmi, cinq qui étaient sous sa férule au cours des derniers championnats d’Afrique juniors en Algérie. « Il s’agira de voir leur marge de progression », avance Melchior Miniopoo. Reste qu’il soutient avoir vu des joueurs motivés au cours de la première séance d’entraînement. Une séance au cours de laquelle l’accent avait été placé sur quelques tests d’évaluation. Certes, ces séances s’intensifieront à partir du début de l’année prochaine, en raison de la tenue actuelle de la phase retour du championnat et l’organisation du championnat des clubs de la zone 7.
Challenge
Toujours est-il que rien n’est définitif au sein de cette présélection au sein de laquelle les Gilbert Alfred, Stephane Moonisamy, Evans Sauteur, Ashwin Ramkalawon et autre Akash Doobraz viseront une nouvelle aventure aux JIOI. « Chacun possède encore sa chance. Cette présélection demeure toujours ouverte et nous verrons au fur et à mesure ceux qui progressent et si d’autres éléments peuvent être intégrés. De là, ce sera le cheminement vers la sélection finale », précise Melchior Miniopoo.
De son côté, Martine Bistoquet voit en cette nomination « un énorme challenge ». Et d’ajouter avec une certaine confiance : « Après avoir dirigé les juniors, j’ai l’occasion de franchir un cap et je le prends positivement. Si j’arrive à inculquer mes valeurs et mes objectifs au sein de ce groupe, nous pourrons aller loin. » Martine Bistoquet, c’est également trois éditions des Jeux des îles, soit celles de 2003, 2007 et 2011, mais une unique médaille de bronze. D’où cette envie de permettre à son groupe de connaître le goût de la consécration.
« Lors de notre premier contact dimanche dernier, j’ai senti la motivation chez les joueuses. Elles sont déterminées et réceptives, et possèdent cette envie d’apprendre. » De bon augure donc pour la suite des événements pour des joueuses dont la majorité vient des équipes phares du championnat que sont le Quatre Bornes VBC, Azur SC et les Tranquebar Black Rangers.
Considérée comme une battante et une fonceuse sur le terrain, Martine Bistoquet aspire donc à inculquer ces valeurs aux 19 présélectionnées actuellement sous sa coupe. Deux joueuses (Anne-Jelisa Perrine et Erika Cupidon) étant à Rodrigues, et Joanita Latour évoluant dans le championnat réunionnais. Ces valeurs lui ont ainsi permis de décrocher l’or aux Jeux de la CJSOI en 1999 et de briller au sein de Maurice Espirs, des Vallijee Citizens, du Curepipe Starlight et des Tranquebar Black Rangers.
Le défi au cours des séances d’entraînement prévues une fois par mois jusqu’à décembre prochain sera donc de « créer un groupe et que chacun apprenne à mieux se connaître. » Mission intéressante donc pour des volleyeuses qui aspirent à rejoindre leurs glorieuses aînées au palmarès. Cela remonte déjà à 24 ans…