L’actuel président du Trust Fund for Excellence in Sports (TFES), Michael Glover a été directement lié à l’organisation des deux éditions des Jeux des Iles de l’océan Indien tenues à Maurice. En 1985, il était ministre de la Jeunesse et des Sports, alors qu’en 2003,  il a été président du comité organisateur des Jeux des Iles (COJI). Selon lui, c’est une chance inouïe que d’hériter de l’organisation des Jeux de 2019, car a-t-il dit,  » cela va ramener l’enthousiasme auprès de nos sportifs. C’était absolument nécessaire.  »  Il est aussi d’avis qu’organiser les Jeux à Maurice demeure une bonne excuse pour rénover les infrastructures existantes.
 
Michael Glover, quelle est votre réaction après que Maurice a obtenu l’organisation des 10es JIOI de 2019 ?
C’est une chance inouïe d’organiser les Jeux de 2019 et ce, pour deux raisons majeures. Je dirai d’abord que cela va ramener l’enthousiasme auprès de nos sportifs. C’était absolument nécessaire. Car je constate qu’au niveau des jeunes, il y a actuellement moins d’engouement. Organiser les Jeux dans quatre ans, arrive donc à point nommé. Sachant que les Jeux seront organisés chez eux, les athlètes se concentreront davantage sur leur préparation. Je dirai aussi qu’organiser les Jeux chez soi est une bonne excuse pour rénover les infrastructures.
 
Parlons justement d’infrastructures. Pensez-vous que Maurice possède les stades et gymnases nécessaires pour accueillir ces Jeux ?
Organiser les Jeux à Maurice demeure une bonne excuse pour revoir nos infrastructures. C’est comme ça dans tous les pays. En 1985, nous sommes partis de rien et nous avons mis en chantier beaucoup d’infrastructures, alors qu’en 2003, il y a eu pas mal de rénovation, sans compter la construction des gymnases de basket-ball, d’haltérophilie et de boxe. Contrairement au passé, il n’y aura que des rénovations à faire cette fois.
 
En tant qu’ancien président du COJI, quelles seraient selon vous les premières choses à faire pour démarrer du bon pied ?
Ce que je voudrais surtout dire, c’est que le CIJ (Conseil international des Jeux) gagnerait à choisir très vite les disciplines qui seront représentées aux 10es Jeux. Il ne faut surtout pas laisser traîner les choses comme ce fut le cas lors des derniers Jeux à La Réunion. J’estime que le choix doit se faire trois ans à l’avance, cela afin de permettre aux athlètes d’avoir le temps nécessaire pour bien se préparer.
 
Si on vous proposait le poste de président du COJI, vous répondrez quoi ?
Le choix de nommer les membres du COJI reste la prérogative du ministre de la Jeunesse et des Sports (Yogida Sawmynaden). Il trouvera certainement des gens compétents à nommer. Les Jeux de 1985 et de 2003, que j’ai dirigés avec mes collaborateurs, ont été une belle réussite. Je souhaite le même succès au ministre pour 2019. Je suis parfaitement heureux au TFES et de toutes les façons, le trust continuera à s’occuper de la préparation de certains athlètes dans l’optique des prochains Jeux comme cela a été d’ailleurs le cas lors des récents Jeux à La Réunion.
 
Le COJI 2019 justement, vous le voyez comment ?
Il faudrait avoir un comité organisateur solide pour que les Jeux soient une réussite. Je pense que le ministre devrait faire un bon mélange. Il faudrait qu’il y ait un bon équilibre au niveau de la composition du COJI, notamment en terme de fonctionnaires et de personnes compétentes venant de l’extérieur. Et je peux vous dire qu’ils sont nombreux ces personnes compétentes à qui le ministre pourra faire appel.