Depuis les Jeux des Iles de 2007, le président du Comité Olympique Mauricien n’a pas raté une réunion du CIJ, que ce soit à Madagascar ou aux Seychelles. Il rempile pour une 3e fois avec les Jeux de La Réunion avec cette fois la possibilité de devenir président du Conseil International des Jeux (CIJ).
— Philippe Hao Thyn Voon, le COJI de La Réunion organise sa première réunion du CIJ ce lundi et mardi. Le moins qu’on puisse dire c’est qu’en dépit du fait que c’est une première rencontre, La Réunion entre déjà dans le vif du sujet…
— C’est, en effet, le constat qu’on peut dire en prenant en compte l’agenda. Mais cette situation est aussi possible puisque entre la fin des Jeux des Seychelles et la réunion de cette semaine, le CIJ a continué à fonctionner avec des discussions approfondies sur certains sujets. Le terrain est déjà déblayé en amont et donc la réunion du CIJ nous permet de discuter un nombre plus important de dossiers et aussi prendre les décisions qui s’imposent.
— Pensez-vous que La Réunion est déjà prête pour ces Jeux?
— Le sport à La Réunion a la faculté d’être sur un «on-going processus» entre deux Jeux. C’est aussi un pays qui dispose des infrastructures implantées dans toutes les communes et qui dispose un peu plus de moyens que nous autres. La réponse à cette question est donc oui, elle est prête pour ces Jeux. Pour preuve le COJI Réunion organise aussi une site visite pour cette réunion du CIJ.
— Le projet du COJI Réunion présenté en 2011 faisait état d’une possibilité de 23 disciplines. Vous pensez que La Réunion ira dans cette voie?
— Comme nous tous, La Réunion a ses contraintes malgré ses moyens. Je ne pense pas qu’on aura des Jeux avec 23 disciplines; je table plus pour un rendez-vous avec 15 ou 16 disciplines. Mais tout va dépendre du COJI, qui aura le dernier mot.
— Même avec 16 disciplines, il va sans dire que la guerre des disciplines a déjà commencé. La qualité risque fort bien de souffrir au profit de la quantité…
— Oui et cette question, on finit toujours par la poser à chaque fois que le CIJ se retrouve devant le choix des disciplines. Je tiens à redire que sur cette question c’est toujours le COJI qui a le dernier mot. Dans le cas de La Réunion, il faut être assez content qu’il y aura un peu plus de disciplines qu’aux Seychelles. Mais comme nous tous, La Réunion  a des contraintes qu’il nous faut respecter.
— Il sera question aussi à cette réunion du CIJ de la succession de Jean-François Beaulieu à la présidence du CIJ. Est-ce vous le favori dans cette course?
— Depuis le départ de feu Jean-Roland Delaître après les Jeux de 1985 à Maurice aucun Mauricien n’a occupé ce poste. Je pense que c’est avant tout un honneur pour Maurice si un fils du sol puisse accéder à ce poste après plus de 25 ans. Mais le choix n’est pas évident, car comme vous le savez deux autres membres du CIJ sont aussi intéressés.
— D’habitude, il existe un consensus autour de la présidence du CIJ…pourquoi pas cette fois?
—Je souhaite qu’il y ait un consensus autour de ma candidature comme président du CIJ et je reste confiant que d’ici lundi, il va y avoir un large consensus.