Vous avez certainement entendu parler d’une course truquée au Champ de Mars. Mais avez-vous déjà entendu parler d’une émission courue d’avance? Eh bien, ous ceux qui étaient à l’écoute de la radio, mercredi soir, ont été choqués, sauf bien sûr, ceux qui portent des oeillères et qui ne veulent rien voir, si ce n’est que les « prouesses » du président Gilbert Merven. A la rédaction de Week-End, nous avons tenté en plusieurs occasions de téléphoner sur le numéro qui a été communiqué aux auditeurs par l’animateur. Mais soit c’était occupé, soit personne ne répondait à nos appels.
Puisque le Président du MTC s’est installé durablement dans sa tour d’ivoire et «pick and choose» les journaux ou les journalistes avec lesquels il veut bien communiquer nous avions cherché à lui poser une ou deux questions au nom de la transparence. Des questions simples qui auraient pu nous éclairer notamment sur le traitement privilégié que Gilbert Merven accorde à Paul Foo Kune, Vincent Allet et bien évidemment le Chairman des Stipes, Ian Paterson dans ses frasques ou encore le « name dropping » du Premier ministre dans la gestion des affaires du MTC.
Le show de Gilbert Merven était, en fait une véritable farce. Primo parce qu’il  n’a pas dit toute la vérité et secundo il a eu un « free ride» de l’animateur et des auditeurs choisis. Sur cette plateforme sans opposition, Il  lui a aussi été offerte l’occasion de répondre et de répliquer à Jean Michel Giraud, visiblement la bête noire de Gilbert Merven, sur son interview dans un hebdomadaire où jamais l’ex-président n’a cité le nom de l’actuel titulaire. Mais les questions du grand public, celles des turfistes qui sont posées que ce soit à longueur de journée sur les réseaux sociaux ou encore les matins à l’entraînement ou les samedi, n’ont jamais été posées au président du MTC.
Jean Michel Giraud a dit ce qu’il avait à dire dans son  interview et chacun a apprécié à sa juste valeur.Mais l’ex-président du MTC a eu le mérite de dire bien des vérités. Et c’est sans doute celles qui ne sont pas  bonnes à entendre, quand on est à la tête de l’organisation visée. Contrairement à Jean-Michel Giraud, Gilbert Merven s’est contenté lors de son émission préfabriquée de nous embobiner avec des contre-vérités et dont on dit dans notre bon patois créole « pé vine déclare piti pas pou li »
Il est important de préciser que :
1) La séparation de pouvoirs entre les administrateurs et les commissaires des courses, c’est Jean Michel Giraud
2) La présence des journalistes lors des enquêtes, c’était une décision du board présidé par Jean Michel Giraud.
3) Que ce n’est pas Jean Michel Giraud qui s’était ingéré dans une enquête des Commissaires des Courses, mais un ex-président membre de l’écurie Allet, Brian Glover.
4) Ian Paterson, l’actuel Chief des Stipes, n’a jamais travaillé à Hong Kong.
5) C’est Gilbert Merven et personne d’autre qui avait donné rendez- vous à l’Italien propriétaire dit Guissepe Parisi dans son bureau.
6) Devant qui un exercice de ‘name dropping’ au détriment du Premier ministre a été dit et dans le bureau de qui ?
Mais le plus étonnant, malgré tous ces scandales qui perdurent depuis trois ans déjà, malgré tout ce que la presse a écrit. Malgré que le public turfiste a crié pour  une organisation des courses plus transparente malgré tous les faits relevés sur les ondes des radios privées,  Gilbert Merven continue à jouer dans le déni. Pourquoi? Pour moins que ça, deux membres de la famille Balgobin avaient été suspendus comme membre du MTC. Mais ceux qui ont écouté la bande sonore diffusée par Radio Plus, ont peut-être eu un élément de réponse sur le pourquoi de cette posture du président   qui a peur, sans doute que ses secrets soient dévoilés tout comme ceux de Ian Paterson.
Ce dernier est intouchable et Turf Magazine faisait remarquer, avec raison, qu’à chaque fois que Gilbert Merven a été à la présidence du MTC, l’Australien s’est retrouvé ccomme par coïncidence à la tête du board des Racing Stewards. Ian Paterson, nous l’avons dit en plusieurs occasions, n’inspire plus confiance et ne fait plus l’unanimité au sein même de son board de par ces décisions irrationnelles et par son comportement hors du Champ de Mars.
Il existe entre le Chief stipe et le Président une symbiose qui mérite une enquête approfondie. Et c’est la raison pour laquelle les deux hommes se rencontrent pratiquement trois ou quatre fois la semaine. Si ce n’est pas au MTC, c’est dans le bureau de Gilbert Merven, là où justement beaucoup de choses se passent loin des regards des caméras du MTC.
Puisqu’on dit jamais deux sans trois, Gilbert Merven a une petite place dans son coeur pour le très controversé Paul Foo Kune. Alors que les turfistes l’ont hué et ont demandé son expulsion, Gilbert Merven lui, est resté de marbre et à la radio cette semaine, il a trouvé que Paul Foo Kune est un grand plus pour l’industrie hippique car il investit beaucoup et qu’il a plusieurs excellents coursiers et il est leader du championnat. C’est vrai qu’il possède d’excellents coursiers, mais cela ne fait pas de lui un atout pour l’industrie hippique. Même le Premier ministre, le Dr Navin Ramgoolam qui ne vient pas souvent aux courses, l’a reconnu au Parlement et on peut dire qu’il a tapé en plein dans le mille car qu’on le veuille ou non avec ses différentes casquettes, il est le monstre à trois têtes que certains veulent glorifier.
Rien ne nous dit que Gilbert Merven mettra à exécution ce qui a été décidé par le board des administrateurs car ceux qui sont dans les secrets des Dieux nous ont clairement fait comprendre que malgré le récent communiqué du MTC, il n’y aura aucun changement la saison prochaine. Le loup sera toujours dans la bergerie. Au profit de qui et au détriment de qui?
Ce qui expliquerait pourquoi l’exaspération des membres du Mauritius Turf Club se fait entendre, lesquels veulent un changement radical, un changement qui pourrait permettre au sport hippique dans son ensemble, de souffler et de prendre un nouveau départ. Cette semaine nous verrons bien comment le président du MTC va réagir devant la demande des membres pour une assemblée générale spéciale pour discuter de l’avenir de cette industrie. Et surtout agir face à la démarche de l’état de mettre en place une Commission d’Enquête.
Il ne faut sans doute pas oublier que beaucoup d’intérêts sont en jeu dans la configuration actuelle au Champ de Mars. Mais plus encore sur les affaires du MTC ,dont en particulier la gestion de l’organisation des courses.