Dans un entretien à bâtons rompus que nous a accordé Vinod Persunnoo celui-ci  vient conformer qu’il y a eu bien des irrégularités dans l’organisation de l’assemblée générale élective de la MFA. Dans la foulée, il affirme aussi qu’il se considère toujours comme le président de cette fédération.
—  Vinod Persunoo, en tant que président sortant, peut-on savoir d’abord pourquoi vous n’avez pas participé à l’assemblée générale élective de la MFA le 11 octobre dernier?
— Ma non-participation à cette assemblée est la suite logique à ma position avant l’assemblée. A mon retour de Tahiti au début du mois d’octobre j’avais constaté un nombre important d’irrégularités d’abord dans l’organisation des élections au niveau des régions puis au niveau national où il y a des délégués qui sont en conflit avec leurs clubs respectifs ou qui sont des représentants illégaux. Immédiatement, j’ai écrit une lettre au secrétaire général de la FIFA, Jérôme Valcké pour fait un état de la situation. Puis en amont de cette assemblée, j’ai rencontré le représentant de la FIFA pour cette assemblée, Primo Cavaro pour lui faire état de la situation. A partir de ce constat, il était naturel et logique que je ne préside pas cette assemblée.
—  Est-ce que le représentant de la FIFA a constaté  ces irrégularités dont vous venez de mentionner?
— Primo Cavaro a bien constaté noir sur blanc les irrégularités et ce en deux fois. D’abord lors d’une réunion entre les membres de l’exécutif puis dans une réunion tripartite. Le délégué a constaté les manquements qu’il y a eus dans l’organisation des différentes élections.
—  Pourquoi a-t-il laissé l’organisation de ces élections?
— Primo Cavaro n’a pas donné son feu vert pour l’organisation de ces élections. Au contraire, il a insisté pour que cette assemblée ne se tienne pas malgré les menaces à peine voilées qu’il a essuyées de la part d’un délégué. Il avait notamment relevé que sur les 29 délégués de cette assemblée, 8 n’avaient pas le droit d’être délégués et de voter du fait qu’ils étaient membres de l’exécutif de la MFA. L’absence du groupe d’Anwar Elahee faisait que l’assemblée allait se retrouver qu’avec 16 membres, ce qui était loin d’être le quorum nécessaire.
Qui a insisté pour que se tienne cette assemblée?
— Après avoir donné mon opinion, expliqué ma position à Primo Cavaro et constaté  une forme de tension à l’intérieur comme à l’extérieur de la fédération je me suis retiré. Je ne sais pas trop qui a insisté pour que se tienne cette assemblée, même si je peux vous dire que l’atmosphère n’était pas propice pour un tel exercice. Même si je dois avouer que le matin de l’assemblée il y a eu une tentative du groupe Samir de me récupérer. Je n’ai pas cédé à ces pressions.
Vous considérez-vous toujours comme le président de la MFA?
— Certainement que je suis encore le président de la MFA. L’élection de Samir Sobha a été faite de façon illégale et la FIFA ira dans le même sens. Malgré les humiliations, je suis encore le président de la MFA. J’avais pris un congé, on my own, pour permettre que le FFC puisse faire son travail. C’était nullement une décision du comité directeur de la MFA. Maintenant que le FFC n’a rien trouvé contre moi je ne suis plus en congé.