L’enquête judiciaire relève d’une obligation légale du fait qu’il y a eu mort d’homme dans les inondations et, pour beaucoup, il était grand temps qu’elle démarre. Effectivement, on ne peut s’empêcher de constater que les autorités ont pris du retard avec cet exercice censé établir – s’il y en a – les responsabilités des uns et des autres. La lenteur mise par les autorités devient encore plus évidente quand on se rend compte que ce n’était véritablement pas la première fois que la cité de Port-Louis avait été ainsi affectée par des inondations. Or, là où les autorités de l’île Maurice moderne ont pris une année, sous l’administration coloniale britannique telle enquête était déclenchée en seulement onze jours !