Alan Ganoo se dit «doublement fier»de l’invitation officielle adressée au leader de son parti et leader de l’opposition, Paul Bérenger, pour participer à la cérémonie d’investiture du président malgache nouvellement élu. Il explique, à cet effet, que Paul Bérenger a été invité en raison de sa proximité avec l’ensemble des mouvements en présence dans la Grande île, mais souligne aussi que Maurice est le seul pays où les autorités malgaches ont tenu à inviter, à la fois, un représentant du gouvernement et un de l’opposition. «Tous les espoirs sont permis pour Madagascar après les récentes élections»,explique le leader-adjoint du MMM.
Il regrette que le Premier ministre, Navin Ramgoolam, n’a pas estimé utile  d’assister à cette cérémonie de prestation de serment du nouveau président malgache et parle, à ce propos, «d’occasion ratée».S’il reconnaît qu’au même moment, Navin Ramgoolam participe au Sommet de Davos, Alan Ganoo cite l’exemple du président seychellois, James Michel, qui, tout en ayant participé à une conférence à Abu Dabi prévue du 18 au 25 janvier, s’est arrangé pour être à Madagascar pour cette cémémonie d’investiture du nouveau président.
Revenant à la participation du Premier ministre mauricien au Sommet de Davos où, rappelle-t-il, Navin Ramgoolam a parlé du projet mauricien de développer l’économie océanique, le leader-adjoint du MMM souligne que depuis les neuf ans qu’on en parle, rien de concret n’a, jusqu’ici, été réalisé. Par contre, explique-t-il, l’exemple seychellois en la matière a été chaudement applaudi à Abu Dabi. «Le président Michel, dit-il, a été chaleureusement félicité pour l’initiative prise par son pays et qui ouvre la voie à l’ensemble des Petits Etats Insulaires en Développement (PEID)». Ainsi, alors que, selon lui, ce n’est que du bla-bla du côté mauricien, les Seychelles montrent, quant à eux, «concrètement la voie».
Candidats: «Jamais facile de dresser une liste»
Enchaînant avec la poursuite des négociations entre les deux leaders des partis du Remake MSM/MMM, à savoir, Paul Bérenger et Pravind Jugnauth, à propos de la liste des candidats pour les prochaines élections générales, Alan Ganoo réaffirme, comme son leader, la semaine dernière, que l’exercice se révèle «particulièrement difficile pour le MMM»mais que les choses«progressent». «Il n’est jamais facile de dresser une liste de candidats même quand un parti va seul aux élections sans alliance», fait-il remarquer.
Le leader-adjoint du MMM affirme que beaucoup dans ce qui a été dit dans la presse à propos de l’exercice en cours est «sans fondement», notamment, qu’il y aurait trois candidats MSM au No 5. «Il y aura bel et bien un candidat MMM à Pamplemousses/Triolet»,laisse-t-il entendre, à ce propos. Alan Ganoo souligne que cette circonscription est«prenable»dans la mesure où, compte tenu de la détérioration sociale, «il n’y a plus aucun bastion PTr».
Pour ce qui concerne la controverse au sujet des Trade Fees, Alan Ganoo souligne que la décision de les augmenter date d’avant 2013 et remonte aussi loin que 2011 et 2012 sous la précédente administration PTr/PMSD. Il parle, à cet effet, d’une correspondance duChief Executivede la mairie de Port-Louis en date du 7 août 2012 adressée au Permanent Secretarydu ministère des Collectivités locales demandant à ce que des Trade Feesrévisées à la hausse soient publiées dans la Gazette du Gouvernement en vue de leur donner force de loi.
Or, selon Alan Ganoo, quand la décision avait été prise par le gouvernement d’organiser de nouvelles élections municipales, cette demande a été mise au frigo par le ministre Hervé Aimée. Il souligne qu’alternativement à une hausse généralisée des Trade Fees, la nouvelle administration MMM/MSM à la mairie de Port-Louis a proposé, en 2013, plusieurs autres formules pour renflouer la caisse municipale. «Aimée a tout rejeté et a imposé une hausse généralisée des Trade Fees»,explique-t-il. «La mairie avait même demandé que l’on n’impose pas les petits commerces mais cette proposition a été rejetée», soutient Alan Ganoo.