L’investissement privé, qui s’était replié de 2,5 % en termes réels en 2012, va enregistrer une légère reprise cette année. Selon Statistics Mauritius, une progression de 1,9 % est prévue. En revanche, l’investissement du secteur public va se contracter de 4,3 % après une croissance de 2,7 % l’année dernière.
Rendues publiques hier, les dernières données de Statistics Mauritius sur la performance attendue de l’économie mauricienne en 2013 indiquent que les investissements totaux s’élèveraient à Rs 83,5 milliards, soit une hausse de 5,4 % en termes nominaux par rapport à 2012. Cependant, en termes réels, le taux de croissance ne serait que de 0,4 % et s’afficherait en territoire positif si l’on considère que l’année dernière une contraction de 1,3 % avait été signalée. Mesuré en pourcentage du Produit Intérieur Brut, le taux d’investissement atteindrait 22,2 % en 2013 contre 23 % en 2012.
Statistics Mauritius rapporte que les investissements dans les grands chantiers et autres constructions de bâtiments vont encore baisser (-7,6 %) cette année. Le repli sera plus important concernant la construction de bâtiments non résidentiels (-15,5 %) et les grands travaux (-24 %). Par contre, une relance est prévue concernant les investissements dans les bâtiments résidentiels (-9,1 %). Les attentes concernant les investissements dans les machines et équipements divers (+18 %) sont des plus très favorables cela grâce à l’implantation d’une nouvelle usine de traitement de produits de la mer. Celle-ci serait opérationnelle dans quelques semaines.
Pour ce qui est de la répartition des investissements, Statistics Mauritius indique que du côté du secteur privé le montant en termes nominaux s’élèverait à Rs 64,4 milliards contre Rs 60,2 milliards en 2012. En termes réels, une progression de 1,9 % est prévue. « This positive growth would be mainly due to investment in marine vessels and a new fish processing plant », précise Statistics Mauritius. Quant à l’investissement du secteur public, il atteindrait Rs 19,1 milliards cette année soit presque le même niveau qu’en 2012. En termes réels, on anticipe une contraction de 4,3 %. Statistics Mauritius en donne la raison : « This decline would be mainly due to completion of major projects such as airport extension and prison coupled with delays expected in some major road decongestion projects. » La part de l’investissement public dans les investissements totaux passerait à 22,9 % contre 77,1 % pour le secteur privé.
Par ailleurs, comme annoncé hier par Le Mauricien, Statistics Mauritius a revu à la baisse son estimation de la croissance de l’économie nationale pour la présente année. Elle table sur un taux de 3,5 % au lieu de 3,7 % comme annoncé en décembre 2012. Les facteurs suivants ont été pris en compte pour établir l’estimation de 3,5 % :
a) Une production sucrière d’environ 400 000 tonnes, résultant en un repli de 3 % du secteur comparé à -7,3 % en 2012 ;
b) Une expansion de 2 % du secteur manufacturier contre 1,5 % en 2012 ; à l’intérieur de ce secteur, on prévoit une croissance de 2 % du secteur textile en assumant une petite reprise dans nos principaux marchés d’exportation et une diversification au niveau régional ; de plus, on s’attend à une croissance de 2,2 % du secteur agroalimentaire ;
c) Un nouveau repli (-6,9 %) du secteur de la construction vu que la plupart des grands chantiers sont en voie d’être complétés ;
d) Une progression de 3,5 % du secteur de l’hôtellerie et de la restauration sur la base d’une augmentation des arrivées touristiques (1 million en 2013 contre 965 441 en 2012) et des revenus touristiques de Rs 47 milliards contre Rs 44,4 milliards l’année dernière ;
e) Une croissance de 8,6 % (+9 % en 2012) du secteur des nouvelles technologies de l’information et de la communication ;
f) Une performance soutenue (+5,7 %) du secteur des services financiers.
Par ailleurs, Statistics Mauritius estime que le déficit au niveau des échanges de biens et services se monterait à Rs 42,1 milliards cette année par rapport à Rs 40,8 milliards en 2012.
En pourcentage du PIB aux prix du marché, le déficit attendu en 2013 serait de 11,2 % contre 11,9 % en 2012.