Initialement prévue cet après-midi (16h) à l’hôtel Gold Crest à Quatre-Bornes, l’assemblée générale élective de même que l’assemblée générale annuelle du Comité olympique mauricien (COM) ont été reportées à une date ultérieure. Sans doute dans six mois.
Cette décision a été prise au cours d’une rencontre tenue ce matin à l’hôtel Le Labourdonnais à Port Louis entre Philippe Hao Thyn Voon et Vivian Gungaram, respectivement président et secrétaire général du COM, le Français Jérôme Poivey, représentant du Comité international olympique (CIO), et l’Algérien Mustapha Berraf, vice-président de l’Association des comités nationaux olympiques africains (Acnoa).
Selon les renseignements obtenus, alors qu’un communiqué de presse devait être émis en cours d’après-midi, la décision du report a été prise en raison des amendements qui n’ont pas été apportés jusqu’ici à la Sports Act. Les rencontres de Mustapha Berraf et Jérôme Poivey avec le ministre de la Jeunesse et des Sports, Devanand Ritoo, trois ans de cela et l’année dernière respectivement, n’ont en rien apporté de positif sur ces amendements.
La suspension des fédérations de natation et d’haltérophilie n’a également pas été du goût des deux délégués étrangers, de même que le fait que le COM a dû se présenter en Cour suprême. « Ces élections ont été reportées pour causes techniques et organiques, notamment avec l’ingérence d’éléments externes », souligne-t-on.
Une nouvelle circulait au cours de la matinée d’aujourd’hui à l’effet que les deux fonctions prévues aujourd’hui devaient être annulées, de même que la réservation auprès de l’hôtel Gold Crest. Ce qui avait mis Alain St Louis, représentant du groupe d’opposition, hors de lui.
Toutefois, Philippe Hao Thyn Voon devait mettre un terme à ces rumeurs en affirmant vers 10h30 que les deux fonctions étaient maintenues. « Si ces élections sont maintenues, vous cautionnerez une loi désuète », lui auraient alors fait comprendre Berraf et Poivey au cours de leur rencontre.
Mis devant ce fait, Hao Thyn Voon prenait alors la décision de reporter la fonction de cet après-midi. « Je me suis toujours battu pour une bonne cause, mais pas pour demeurer au pouvoir. Ce n’est pas logique d’être gouverné par une Sports Act archaïque », nous a-t-il déclaré ce matin.
Il est à noter que les deux émissaires ont également rencontré ce matin Alain St Louis, représentant du groupe d’opposition. Par ailleurs, il était question de reporter l’assemblée générale élective de la Fédération mauricienne de natatiion prévue samedi. Mais cette fonction sera maintenue du fait que la Fédération internationale de natation a déjà donné son aval pour sa tenue.
Pour rappel, suite au renvoi de l’AG élective prévue le 14 mars dernier, le groupe d’opposition mené par Alain St Louis avait porté l’affaire en cour. Depuis ces trois dernières semaines, les affidavits et les contre-affidavits se sont succédés devant le juge Bhushan Domah. Le ruling était attendu dans le courant de cette semaine du fait que les élections étaient prévues aujourd’hui. Un ruling qui se trouve donc être en faveur du groupe St Louis.
Concernant les cinq nouvelles disciplines, le juge Domah apporte la conclusion suivante : « My reading of the law is that, under the Sports Act, a federation cannot be a shell entity but one that is genuine and serious. It should be engaged in specific, real and ungoing activities in keeping with Rules 28 and 29. Sham bodies within the Olympic regime would act as a virus in the noble vision of the Sports Act and the Olympic Charter. »
Concernant les fédérations de natation et d’haltérophilie, le juge Domah souligne : « The respondents rely on its own Statuses which are inconsistent with the Sports Act. These provisions cannot override the law of the land. »
Il fait par ailleurs ressortir que vu les circonstances actuelles, la seule entité qui devrait organiser et superviser ces élections devrait être la Commission électorale. Et ce, malgré la présence de Jérôme Poivey et Mustapha Berraf à Maurice. « Representatives of ACNOA or IOC are very welcome to assist in the process but to entrust them the responsibility is to given them an unfair burden. »