Ce vendredi 7 mars des femmes de plus de 170 pays du monde observeront la Journée Mondiale de Prière (JMP). A Maurice, la célébration de la JMP débutera à la chapelle de la Clinique Mauricienne à Réduit le 7 mars à 12 h et se poursuivra à l’église presbytérienne de St André à Rose-Hill à 16 h. Elle sera étalée tout le long du mois de mars jusqu’au 7 avril dans diverses églises chrétiennes de l’île.
La Journée Mondiale de Prière est un mouvement de femmes chrétiennes qui se réunissent chaque année pour observer une journée commune, et qui gardent contact au cours de l’année pour prier et servir. Ce mouvement réunit des femmes de plusieurs origines, cultures et traditions dans l’amitié et l’amour pendant toute l’année. A travers la Journée Mondiale de Prière les femmes autour du monde affirment leur foi en Jésus-Christ. Elles partagent leurs espoirs et leurs craintes, leurs joies et leurs souffrances, leurs visions et leurs besoins. En cette Journée les femmes sont amenées à s’enrichir de l’expérience de foi des chrétiennes d’autres églises, d’autres pays. Elles sont amenées à servir leurs talents dans et pour la société. A travers le mouvement les femmes affirment que la prière et l’action sont inséparables, que les deux ont une influence importante dans le monde.
En 1887, Mary James, l’épouse d’un pasteur presbytérien, mère de sept enfants et présidente du Board of Home Missions de l’Église Presbytérienne aux États-Unis, observait le monde autour d’elle et se prit de compassion en voyant la misère et l’environnement sordide dans lesquels beaucoup de gens vivaient. Son pays ne s’était pas rétabli de la guerre civile et l’affranchissement des esclaves n’avait pas porté les fruits que les hommes avaient espéré obtenir. Les immigrés, en cherchant une vie nouvelle, avaient trop souvent trouvé leurs espoirs écrasés dans les habitations sordides, par le manque de travail et par les préjudices. Elle réclama une Journée Mondiale de Prière pour une confession des péchés individuels et nationaux avec offrandes qui montrent la pénitence. Mme James était convaincue que la motivation et la confiance complète en Dieu étaient indispensables, et c’est ce qui a mené à une observation annuelle de la Journée Mondiale de Prière.
En 1890, deux membres de l’Église Baptiste, Helen Montgomery et Lucy Peabody, firent un appel pour une Journée de Prière pour les Missions de l’Église Outre-mer. Leurs intérêts particuliers étaient surtout l’alphabétisation et des centres éducatifs des femmes en Afrique, en Asie et en Amérique Latine. Avec le temps, les deux journées fusionnaient et le mouvement s’étendait au Canada. Après la Conférence Mondiale Missionnaire à Jérusalem en 1928, beaucoup de femmes entendirent parler de ce jour de prière et le mouvement s’étendit partout en Europe et en Afrique du Sud. A la fin de la Seconde Guerre Mondiale, des femmes dans ces pays où la mort et la destruction ont frappé, où les blessures du racisme et de la haine étaient encore vivaces et où le rétablissement des valeurs morales était une priorité, ont ressenti une plus grande responsabilité pour la mission du Christ dans un monde déchiré. La Journée Mondiale de Prière leur donnait une plate-forme oecuménique où elles pouvaient travailler, et s’exprimer d’une façon nouvelle. Les femmes s’unissaient pour planifier, pour organiser et pour diriger des cultes. Aucune barrière créée par l’humanité n’était insurmontable.
Le développement du mouvement dans le monde entier imposa une nouvelle manière de voir les choses. Il fallait que l’organisation et la responsabilité de la Journée Mondiale de Prière soient assumées par des représentantes de toutes les nations. Un comité international fut créé à cet effet en 1968 et se réunit tous les quatre ans dans une partie du monde différente. Ce forum réunit les représentantes des Comités nationaux et régionaux.
En 1975, France Levantard, Secrétaire des Écoles Ménagères à Maurice, eut le privilège de se rendre en Europe pour assister à un congrès de femmes venant de différents pays, et, par la même occasion, put assister à une réunion de prière dans le cadre de cette Journée. Mme Levantard répandit l’idée à son retour au pays, et en 1976, l’île Maurice emboîtait le pas.