Tandis que le calendrier scolaire 2011 s’achève, les débats sur les leçons particulières reprennent avec la présentation en première lecture au Parlement hier d’un projet de loi sur la question. The Education (Amendment) Bill, qui a pour objectif de contrôler la pratique des leçons particulières en Stds V et VI et au secondaire, fait état de l’obligation du registration de ceux qui veulent proposer ce service, qui sera connu comme « additional tuition ». Ce projet de loi ne donne cependant aucune indication sur certains point importants tels le nombre d’élèves, les tarifs et les lieux des leçons.
Depuis que le gouvernement interdit les leçons particulières en Std IV dans l’enceinte de l’école, le ministre de l’Éducation Vasant Bunwaree évoque avec insistance l’idée d’une legislation en vue d’assainir la situation par rapport aux leçons particulières. Les syndicats d’enseignants sont sur le pied d’alerte depuis l’année dernière pour contrecarrer toute démarche du ministre en Cour.
Le projet de loi, figurant à l’agenda des travaux parlementaires de mardi, concerne des amendements à l’Education Act et a trois objectifs : (1) étendre l’interdiction des « additional tuitions » en vigueur déjà pour les élèves de Stds I à IV ; (2) permettre au ministre d’organiser les cours du Enhancement Programme ou tout autre programme éducatif visant le développement intégral des élèves ; et (3) contrôler la pratique des « additional tuitions » dans le cas des enfants en Stds V et VI ou pour ceux qui fréquentent un établissement secondaire « by providing for the registration of teachers wishing to provide such additional tuition ».
Ce qui retient l’attention dans ce projet c’est le remplacement du terme « private tuition » par celui de « additional tuition », dont la définition est comme suit : « Additional tuition means tuition provided to a pupil who is attending a school in a subject which is being taught at the school. » Cependant, personne ne pourra dispenser aux enfants en Std IV le type de « additional tuitions » qui est mentionné dans la loi. « No person shall provide to a pupil who is attending a school additional tuition in a subject which is being taught at the school in the case of a pupil attending a primary school, where he has not reached Standard V. »
Le projet de loi stipule que tout enseignant qui voudrait dispenser des « additional tuitions » aux élèves des Stds V et VI et à ceux qui sont au collège doit obligatoirement être registered selon les règlements qui seront fixés.
Ceux qui depuis des années protestent contre une absence de contrôle des leçons particulières ne sont pas pour autant satisfaits avec ce projet de loi. D’abord, ils relèvent que le terme « additional tuitions » n’est pas clairement défini dans le cas des élèves concernés. En outre, selon eux, la législation proposée ne donne aucune réponse aux questions suivantes : (1) quelle devrait être la durée d’une session de « additional tuition » et quel est le tarif maximal que pourrait réclamer l’enseignant ? ; (2) quel est le nombre d’élèves autorisés dans une session de « additional tuition » et où doivent-elles se dérouler ? ; (3) quel est l’organisme qui sera responsable du registration des enseignants du primaire et du secondaire autorisés à donner ces « additional tuitions » ; (4) dans combien de matières un registered teacher au secondaire peut-il donner des « additional lessons » ; (5) quelqu’un qui n’est pas enseignant de profession peut-il donner des addtitional tuitions ? Y aura-t-il des inspections dans les « additional tuitions » et à quelle fréquence ?