La Government Teachers Union (GTU) s’élève contre la présence de « thèmes ne figurant pas dans le syllabus » du questionnaire de Science de Std IV. Selon le syndicat, ce « cafouillage » est dû au fait que ceux préparant les papiers « ne sont pas en contact avec la réalité de la classe. » Le ministère de l’Education a décidé d’annuler les questions contestées.
La GTU relève ainsi une dizaine de questions ayant pu provoquer des difficultés chez les enfants ayant pris part à l’examen national de Std IV hier. La GTU cite en exemple la question sur les « states of water » qui, selon le syndicat, ne figure pas dans le syllabus. D’autres thèmes encore, relevant de niveau plus élevé, sont inconnus de l’univers de l’enfant. Une question demande par exemple « how much time does it take the Earth to rotate around the sun ? » tandis qu’une autre est libelée : « How many days the moon take to rotate the Sun ? ». Or, selon les enseignants, ces thèmes relèvent du syllabus de Std V et non de Std IV. Selon le programme d’étude, les chapitres de Science sont les mêmes de la Std IV au CPE, mais les concepts sont introduits graduellement, par niveau.
La GTU, qui dit apprécier la démarche du ministère de l’Education de confier la préparation du questionnaire au Mauritius Examination Syndicate (MES), regrette cependant le manque de consultations à ce sujet. Le syndicat estime même que le MES ne se contente que d’imprimer les questionnaires et que « ce sont les mêmes inspecteurs qui sont coupés de la réalité de la classe » qui préparent les papiers.
Sollicitée sur la question, Brenda Thanacodee-Soborun, directrice du MES, précise que ce n’est pas cet organisme qui prépare les questionnaires de Std IV et V, contrairement à une information qui circule depuis quelque temps. « Nous avons offert le support logistique ainsi que l’encadrement nécessaire aux inspecteurs, mais nous n’avons pas été mêlés au contenu du questionnaire.
La GTU réclame ainsi l’annulation pure et simple de ce questionnaire de Science afin de ne pas pénaliser les enfants. Autre solution : que les questions litigieuses soient annulées.
 Ce que nous a confirmé le ministère de l’Education. »Les questions seront annulées pour ne pas pénaliser les enfants. Les responsables des écoles ont déjà été avisés », a-t-on déclaré.