Le troisième trimestre a débuté ce matin pour les écoliers. C’est inévitablement l’examen de fin de cycle, le Certificate of Primary Education (CPE), qui polarisera l’attention durant ces deux mois. Les épreuves débuteront le 22 octobre avec le papier de français. Les vacances sont prévues le 8 novembre. Par ailleurs, les parents dont les enfants intègrent le primaire l’année prochaine ne cachent pas leur inquiétude devant le retard mis pour l’enregistrement.
Après un mois de vacances, les élèves du primaire ont repris le chemin de l’école ce matin. Ce trimestre marque la période des examens de fin d’année, le plus important étant celui du CPE. Ils sont plus de 20 000 écoliers concernés par cette épreuve qui n’a pas fini de susciter des critiques.
Cette année, les autorités ont tout de même prévu d’appliquer certaines mesures contenues dans le Review of CPE. Un certain assouplissement dans les corrections avait déjà été noté l’année dernière. Pour 2013, il est prévu qu’un minimum de Grade E doit être enregistré dans chaque matière pour obtenir son diplôme.
De même, comme annoncé lors du forum pour la révision du CPE, les candidats qui manquent une matière pour réussir à l’examen auront la possibilité d’un resit. Le ministre de l’Éducation, Vasant Bunwaree, avait laissé entendre que cette « réforme propose des ajustements afin de permettre à un plus grand nombre d’enfants de réussir leur parcours scolaire ».
Les résultats du CPE 2013 permettront aussi d’analyser à quel point l’option prévoc après le premier échec a été efficace. Selon le calendrier établi par le Mauritius Examination Syndicate, les examens débuteront le 22 octobre avec le français et les sciences, suivis, respectivement de l’anglais, de l’histoire/géographie, des langues asiatiques et des mathématiques.
Par ailleurs, cette rentrée scolaire est aussi marquée par l’inquiétude des parents concernant les enregistrements en Std I. Cet exercice qui se fait généralement en avril chaque année a pris du retard en raison de la révision du catchment area. On sait que le cas de la petite Hannah Nuckcheddy dont les parents ont dû aller en cour pour obtenir son admission à l’école Raoul Rivet, au début de cette année est venu bousculer les habitudes dans ce domaine.
Le ministère a décidé de mettre en place de nouvelles mesures pour contrer les tricheries, sauf que l’attente devient stressante pour les parents. Diana, dont le fils devait être admis dans une star school, située initialement dans son catchment area, dit craindre avec les nouvelles délimitations, que celle-ci se retrouve en dehors de sa zone.
Voilà un sujet qui va sans doute encore alimenter des polémiques dans le domaine de l’éducation.