Le problème concernant la promotion des Deputy Head Teachers agissant comme maîtres d’école suppléants depuis plus d’un an et demi perdure dans les différents établissements primaires. Ils sont plus d’une centaine à attendre leur confirmation à ce poste et ce, après avoir été informés en mai par le ministère de l’Éducation de l’existence de 77 « permanent vacancies ». « Si rien n’est fait d’ici lundi, nous entamerons des démarches pour saisir la justice », déclare le président de la Deputy Head Teachers Union Swaley Rojee, qui aborde également la question du manque de personnel et des agressions sur des enseignants.
Le problème de promotions des Deputy Head Teachers remonte à 2009 après le PRB de 2008 où il avait été décidé que l’exercice de promotion des Deputy Head Teachers se ferait désormais par sélection. Auparavant, le ministère procédait par Seniority. La promotion se faisait automatiquement compte tenu de l’ancienneté. Cependant, souligne M. Rojee, le rapport du PRB avait aussi indiqué que ce changement allait prendre effet à compter de juillet 2012 et que le dernier exercice de promotion basée sur le système de Seniority allait être fait le 30 juin 2012. « On nous avait laissé quelques années car il y avait plusieurs changements à faire au niveau des procédures et Schemes of Service », indique le président du syndicat. Or, fait-t-il ressortir, en 2009, le ministère de l’Éducation avait commencé à effectuer l’exercice de promotion selon les nouvelles dispositions du PRB 2008. Le Deputy Head Teachers Union avait alors saisi la justice pour contester cette pratique et avait obtenu gain de cause. Le ministère avait alors promu une trentaine de Deputy Head Teachers selon leur ancienneté. La même chose s’était produite en 2010 et après un deuxième jugement de la cour en faveur du syndicat, environ 78 autres Deputy Head Teachers avaient été promus.
Or, depuis l’année dernière, c’est le statu quo car les Deputy Head Teachers, environ une centaine, sont toujours dans l’attente de voir leur situation évoluer. Tous les semestres, disent-ils, le ministère les informe que leur contrat a été reconduit pour six mois encore. En mai de cette année, indique M. Rojee, ces Deputy Head Teachers auraient été informés par le ministère, qu’après un exercice d’évaluation, il a été décidé qu’ils seront appelés à remplir 44 Permanent Vacancies. « Quatre mois après, ces personnes attendent toujours. Le ministère les a informés qu’il travaille sur les Schemes of Service », s’indigne M. Rojee. Ce dernier lance un appel au ministre de l’Éducation pour régulariser cette situation dans les meilleurs délais. « Si rien n’est fait jusqu’à lundi, nous saisirons la justice. »
Par ailleurs, Swaley Rojee attire aussi l’attention du ministère sur les agressions dans les écoles. « C’est une situation qui empire et le ministère ne fait rien », dit-il. Le président du Deputy Head Teachers Union demande à ce que des Security Guards soient placés dans toutes les écoles. Si rien n’est fait, quelques enseignants, qui ont été agressés, envisagent même de poursuivre l’État pour négligence dans ce cas.
Autre problème auquel font face actuellement les écoles, selon notre interlocuteur, c’est le manque de personnel. « Plusieurs postes sont restés vacants après le départ de certains à la retraite. Une école ne peut fonctionner avec un personnel réduit », affirme M. Rojee.