La Prison Officers’Association a tenu hier son premier point de presse officiel dans l’enceinte de la prison de Beau-Bassin en présence de Toolsyraj Benydin, président de la Federation of Civil Service and Other Unions à laquelle est affiliée la POA. Les responsables du syndicat des officiers de prison ont annoncé la création d’un Disciplined Services Rights Watch, un front commun composé de Prison Officers et de pompiers en attendant que le gouvernement avalise la demande de la force policière de se syndiquer. À l’agenda était aussi inscrite la présentation du mémorandum sur le rapport PRB de 2013.
Améliorer les services proposés par « les gardiens de paix », militer pour leurs droits et conditions de travail sont les principaux objectifs de la Disciplined Services Rights Watch. La Prison Officers’Association (POA) a décidé de mettre en place ce front commun du fait que les départements des Prisons Officers, policiers et pompiers tombent sous la responsabilité de la Disciplinary Force Service Commission (DFSC) et que plusieurs points de leur mémorandum sur le rapport PRB de 2013 sont identiques.
La Disciplined Services Rights Watch est composée à l’heure actuelle uniquement d’officiers de prison et de pompiers. Toolsyraj Benydin de la Federation of Civil Service and Other Unions (FCSOU) lance à cet effet un appel au gouvernement d’accorder le droit de se syndiquer aux policiers afin qu’ils puissent rejoindre le front commun.
Le président de la POA Sidick Lallmohamed et son secrétaire Jackie Kamanah ont commenté le mémorandum du syndicat sur le rapport PRB de 2013. Le dossier « volumineux » de 57 pages a été préparé par le Managing Committee de la POA. Parmi ses « core issues », le syndicat des officiers de prison demande de revoir l’organigramme du service pénitentiaire. Il revendique le rétablissement de deux des trois postes – Prison Officer Grade 1 et Chief Prison Officer – qui ont été supprimés après la publication du rapport PRB de 2008.
« La suppression des deux postes ont causé beaucoup de préjudice à un grand nombre de staff. Nous réclamons donc leur réintroduction. C’est un challenge pour nous et nous avons sollicité le soutien du Commissaire des Prisons Jean Bruneau », lance Jackie Kamanah. L’accent a également été mis sur l’environnement et les conditions de travail. La POA réclame par ailleurs une police d’assurance, des indemnités pour ceux qui ont été handicapés physiquement à la suite d’agressions et plus de personnel.
Abordant la situation dans les prisons depuis la nomination de Jean Bruneau au poste de Commissaire des Prisons, Jackie Kamanah a déclaré que « l’atmosphère est beaucoup plus détendue… Moins de tension, moins de stress. Les officiers se sentent bien dans leur tête et au travail. C’est un aspect très important pour que nous puissions travailler dans de bonnes conditions ». Et d’ajouter : « Le Commissaire des Prisons prône la culture de communication… Il aide à soigner l’image du service pénitentiaire à travers la presse. »
Selon le secrétaire de la POA, il y a plusieurs officiers de différents grades qui n’accepteraient pas qu’un ancien adjoint au Commissaire de Police occupe le poste de Commissaire des Prisons. À cet effet, Jackie Kamanah a précisé que « la POA n’a rien à voir avec la nomination du Commissaire des Prisons ». Abordant la rémission, il a déclaré que « ce n’est pas normal qu’à l’intérieur d’une prison il y a deux catégories de détenus. La réhabilitation et la rémission vont de pair et il est important de mettre à notre disposition les moyens nécessaires pour que nous puissions travailler ».
La POA a aussi procédé hier au lancement de la première édition de son newsletter, qui sera publié sur un « quarterly basis ».