Les services de la prison bénéficient, depuis cette fin de semaine, d’un logiciel de pointe destiné à recenser les données, essentiellement, s’agissant des détenus. Véritable “data base” élaborée avec l’appui des techniciens du National Informatics Centre Services INC (NICSI) de l’Inde, cet outil de travail remplace l’obsolète Detainees Information Systems (DIS,) qui « a fait ses preuves et a été utile, en son temps ». Le lancement s’est déroulé en présence de Kan Oye Fong Weng Poorun, représentante du PMO, du ministre des Technologies de l’information et de la communication Tassarajen Pillay, du Commissaire des Prisons Jean Bruneau et d’autres officiels.
« Cet avancement de taille est en ligne avec la philosophie du gouvernement de doter tout le secteur public d’outils informatique de pointe. Elle vient conséquemment nous permettre d’améliorer nos prestations et nous permettre d’inscrire les services de la prison dans une ère nouvelle et moderne », devait déclarer Jean Bruneau, Commissaire des Prisons (CP). Pour lui, l’e-Prison « est un outil primordial qui contribuera à assurer une gestion plus souple et efficace de la population carcérale ». Saluant le soutien du gouvernement, précisément du PMO et du ministère des TIC – dont « l’engagement personnel du ministre Pillay » –, Jean Bruneau a aussi souligné que « ce nouvel outil de travail nous aide à nous inscrire résolument dans le temps actuel, marqué par une technologie permanente et évolutive ».
Élaboré avec le soutien des techniciens du National Informatics Centre Services INC (NICSI) de l’Inde, qui oeuvre sous l’égide du National Informatics Centre de la Grande Péninsule, le logiciel dont s’est doté la prison vient remplacer l’obsolète Detainees Information Systems (DIS). Dans une brève présentation du nouveau “software”, S. Musapheer, des services de la prison, devait donner un aperçu du DIS et expliquer comment le nouveau système sera « plus performant, car pouvant emmagasiner un plus grand nombre de données ». De plus, il convient de rappeler que le DIS ne pouvait héberger que les données relatives à la prison de Beau-Bassin, tandis que le nouveau logiciel est une base de données pour l’ensemble des prisons du pays. Cette présentation s’est déroulée en présence de Sashi Kant Sharma, directeur technique du National Informatics Centre de l’Inde. Celui-ci devait rappeler que ce système a « largement fait ses preuves dans les prisons indiennes ». Il a aussi énuméré les différents avantages du logiciel dont se dote la prison. Celui-ci permet, de fait, de recenser un maximum de données relatives à chaque détenu. Outre les détails classiques (noms, âge et délits commis) seront désormais identifiés des informations importantes, telles les précédents judiciaires du détenu, ses antécédents personnels et médicaux, ainsi que des détails précis quant à son arrivée en prison et son parcours, comme par exemple s’il a déjà effectué des séjours dans la même prison ou dans d’autres institutions pénitentiaires de l’île. Également compris dans le nouveau système, un cahier de santé, comprenant les détails sur les pathologies dont souffrent les détenus spécifiquement. « Ces items nous permettront de mieux suivre les détenus, de leur assurer un meilleur suivi, surtout pour ce qui est des détenus toxicomanes, séropositifs et souffrant d’autres problèmes », devait relever M. Bruneau. « De même, cet outil nous sera très utile en ce qui concerne la réhabilitation du sujet, car les données conservées donneront également un aperçu des formations diverses qu’aura eu le détenu durant son passage en prison. »
Pour sa part, Tassarajen Pillay devait réitérer les remerciements au gouvernement indien « pour son aide et son soutien dans ce projet, qui nous permet de consolider nos prestations en ce qu’il s’agit des services offerts par la prison mauricienne ».