Ce samedi 19 janvier, le leader des mauves a tenu à s’exprimer sur les plaidoiries qui se sont déroulées mardi dernier au Privy Council dans le cadre de l’affaire Medpoint. Il est d’avis que le verdict sera influencé. « Malgré l’indépendance des Lords, ils seront influencés, car c’est la première fois que le Privy Council juge un sitting Premier ministre », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse à l’hôtel Hennessy Park.

Il soutient également que toute l’affaire Medpoint a fait énormément de tort à l’image de Maurice et à l’image de Pravind Jugnauth.

Dans le même chapitre, la présence de Navin Beekhary, directeur de l’ICAC au Privy Council a été vivement critiqué par Paul Bérenger. Pour ce dernier, c’est inacceptable qu’après la « volte-face » de l’ICAC, ce dernier « a osé » se rendre sur place. « Li mett li divan, se pire ki indecent, li fer nu gagn honte et tout cela aux frais des contribuables », a déploré le leader des mauves.

Il n’a pas mâché ses mots envers ce dernier, « après le changement de gouvernement, Navin Beekharry sera out. Nous prenons cet engagement solennel », a-t-il soutenu. Selon lui, il faut revoir la manière de faire au niveau des nominations au sein de cette institution afin de garantir son indépendance.

Les études tertiaires gratuites ont été soulevées une nouvelle fois. « Zis bann Tuition Fees ki pou gratuit. Pou bizin pey tou le rest », rappel le leader des mauves. Il est aussi revenu sur les cours qui seront éliminés ultérieurement. Selon Bérenger, le but de cette stratégie et de diminuer les coûts, et trouve cela « très inquiétant ».

Paul Bérenger déplore également les 5 crédits au lieu de 4 pour monter en lower six à partir de 2020, comme un des critères d’admissions. « Il y’aura un impact sur le nombre d’admissions« . Bérenger est d’avis que le gouvernement serre actuellement les vis, suite à cet effet d’annonce sans aucune préparation initiale. « Il est important de suivre cette affaire de près », dit-il.

Le MMM a fait ressortir que le projet du musée de l’esclavage a été annoncé sans suite. Ce dernier demande au gouvernement d’arrêter de tourner en rond concernant le musée promis par Pravind Jugnauth qui devait voir le jour à l’hôpital militaire. « Il faut le faire, car Aapravasi Ghat est là et c’est logique qu’il faille mettre à disposition les fonds concernés et surtout tenir les paroles », a-t-il lancé.