L’indice des prix à la consommation (CPI) a accusé une augmentation nette de 3,1 points (+2,8%) au cours du premier trimestre 2017 pour passer à 112,5 points à fin mars. Selon Statistics Mauritius, qui a rendu public ce matin un bilan des changements intervenus dans l’indice pendant les trois mois de l’année, c’est principalement la montée des prix des produits alimentaires, des légumes surtout, qui a été à la base de cette hausse du CPI.
Sur les 3,1 points d’augmentation enregistrés de janvier à mars 2017, la part des produits alimentaires a été de 2,1 points. La majoration des prix des légumes découlant de mauvaises conditions climatiques s’est traduite par une progression de 1,5 point, l’indice pour cette catégorie de produits grimpant de 28,7%. Statistics Mauritius fait également état de la hausse des prix du riz (+0,2 pt), du lait (+0,1 pt), des fruits (+0,1pt) et de produits alimentaires divers (+0,2pt).
Le premier trimestre 2017 a été également marqué par la révision à la hausse des prix à la pompe de l’essence et du diesel, les indices pour ces deux produits progressant de 9,9% et de 10% respectivement avec une contribution de +0,3 point dans le CPI. Les autres produits/services ayant affecté le CPI sont : les vêtements (+0,1pt), les honoraires de médecins (+0,1pt), les frais de clinique (+0,1pt), les leçons particulières (+0,1pt), les produits de bien-être (+0,1pt), les autres produits et services (+0,3pt) et les billets d’avion (-0,2pt).
La montée des prix des produits alimentaires et des boissons non-alcoolisées s’est traduite par une progression de 6,9% du sous-indice pour cette catégorie de produits. S’agissant du sous-indice « Santé », une augmentation de 3,8% a été notée dans le sillage de la hausse des honoraires de médecins et des frais de clinique. Les données officielles indiquent par ailleurs une progression de 2,5% et de 2% des sous-indices pour les items « Education » (effets combinés des frais plus élevés pour les leçons particulières et l’université) et le « Transport » (majoration des prix de l’essence et du diesel mitigée par la baisse de prix du billet d’avions).
Selon les observations et prévisions des techniciens de la Banque de Maurice (BoM) présentées lors de la réunion du comité de politique monétaire du 20 février 2017, le taux d’inflation « headline » ( moyenne du CPI sur 12 mois comparée à celles des 12 mois précédents) pour 2017 devrait tourner autour de 2,5%. A la BoM, on est d’avis que la remontée des prix des matières premières sur le marché international, en particulier les prix des produits pétroliers, constituerait le principal facteur de risque à une accélération de l’inflation domestique.
En 2016, le pays avait enregistré un taux d’inflation de 1%, soit le taux le plus bas depuis 1987 (0,6%).