Photo illustration

L’Association des consommateurs de l’île Maurice (ACIM) réagit à la demande d’augmentation du prix du pain des boulangeries. Selon lui, il y a une trop grande absence de données dans ce secteur pour justifier une telle demande. Il fait ressortir que de nos jours, beaucoup de personnes achètent leur pain en supermarché. De même, ajoute-t-il, les boulangeries fabriquent aujourd’hui des « pains de luxe », qui se vendent plus cher que le pain maison.

Pour Jayen Chellum, secrétaire général de l’ACIM, les autorités doivent au préalable chercher des statistiques concernant l’activité des boulangeries. Il se demande combien de boulangeries sont regroupées au sein de l’association qui a fait la demande d’augmentation. « Il faut aussi savoir quel est le coût des intrants. Car la farine subventionnée est aussi utilisée pour fabriquer des pains de luxe, qui se vendent plus cher. Sans compter qu’il y a également des boulangeries-pâtisseries. Il y a une absence de données à ce sujet. »

De même, souligne-t-il, le prix du pain maison est resté le même en dépit de cinq baisses successives dans le prix du diesel ces dernières années. Le prix de la farine a également chuté. Jayen Chellum rappelle que par le passé, l’ACIM avait milité pour que le pain brun se vende au même prix que le pain blanc. « Malheureusement, le gouvernement avait retiré la taxe en février, mais l’avait “gazetted” en juillet. Ce qui fait qu’on avait continué à vendre le pain brun à Rs 6,50 au lieu de Rs 1,60 à l’époque. »

Par ailleurs, les dirigeants de l’ACIM ont rencontré le nouveau ministre du Commerce, Yogida Sawmynaden, le 14 janvier dernier. Il a été question de la loi sur la protection des consommateurs, du prix élevé et non contrôlé de l’oignon dans les marchés, en décembre dernier, ainsi que du prix élevé du sucre roux sur le marché mauricien, entre autres. « Il est inconcevable que les marchands mettent chacun leur prix pour l’oignon alors que le “marketing board” a affiché un prix. Il faut un meilleur contrôle. De même, nous sommes un pays producteur de sucre, aussi comment se fait-il que le sucre roux se vende plus cher que le sucre blanc ? »

L’ACIM a également abordé la question du riz basmati avec le ministre. Jayen Chellum fait ressortir qu’il y a environ 100 marques de basmati sur le marché et que le consommateur n’arrive pas à s’y retrouver en termes de qualité. Il souhaite que des normes soient établies et respectées.