Les prix de vente de l’ail et de l’oignon, ainsi que les dossiers pain, riz Basmati, ciment et produits pétroliers, ont été au centre d’une première consultation, mardi, entre des représentants de l’Association des Consommateurs de l’île Maurice (ACIM), d’une part, avec le nouveau ministre de l’Agro-industrie, Mahen Seeruttun de l’autre avec le nouveau ministre de l’Industrie, du Commerce et de la Protection des Consommateurs.
A propos de l’ail, l’ACIM considère “totalement injuste” le prix au détail de Rs 80 le demi-kilo pratiqué sur le marché local. L’association des consommateurs soutient, en effet, qu’en fonction de ses recherches effectuées depuis deux ans sur le marché mondial, ce condiment aurait dû se vendre à Rs 20 le demi-kilo.
Selon Jayen Chellum, le ministre Mahen Seeruttun a laissé entendre que d’après les informations lui provenant de l’Agricultural Marketing Board (AMB), l’ail à l’importation par ce corps parapublic coûte Rs 50,000 la tonne. Ce qui, explique l’association, revient à un coût de Rs 25 le demi-kilo.
L’ACIM laisse entendre que le nouveau ministre de l’Agro-industrie aurait, ainsi, convenu que le prix de l’ail au détail lui paraît excessif en fonction des chiffres qui lui ont été communiqués par l’association. Il a promis de se prononcer sur toute la question après qu’il aura pris connaissance de tous les éléments du dossier.
En ce qui concerne l’oignon, l’association des  consommateurs note qu’alors que le prix de vente recommandé par l’AMB est de Rs 14 le demi-kilo, les prix qui sont, dans les faits, pratiqués sur le marché local varient entre Rs 15 et Rs 20 le demi-kilo. Pour l’ACIM, il s’agit, là, de la conséquence logique de la libéralisation des prix de ce produit.
L’association des consommateurs soutient, là encore, que l’oignon importé ne revient qu’à Rs 9 le demi-kilo en tenant compte des frais d’importation, tels les charges d’assurances et le fret. Aussi, pour elle, l’oignon ne saurait être vendu à plus de Rs 12 le demi-kilo sur le marché local; voire, dans le pire des cas, au prix de Rs 14 comme recommandé par l’AMB.
Basmati: “Pour des normes de qualité”
Comme pour ce qui est de l’ail, là encore, le nouveau ministre de tutelle a promis, selon l’association, de considérer le dossier avant de se prononcer. L’ACIM lui a suggéré, pour faire, la mise sur pied d’une Fast Tract Committee.
La question des prix du pain, particulièrement celui du “moule” de différents poids, a été, par ailleurs, abordée avec le nouveau ministre de l’Industrie, du Commerce et de la Protection des Consommateurs, Ashik Gungah. L’ACIM parle, à cet effet, de “prix inacceptables” qui seraient pratiqués. Selon elle, le ministre aurait promis de considérer en urgence la question.
Autre sujet abordé avec le ministre Gungah: la nécessité d’appliquer des normes de qualité par rapport aux différentes marques de riz Basmati vendues sur le marché local. L’ACIM parle, à cet effet, de la “mauvaise pratique” de vente de marques “faussement basmatisées” au détriment des consommateurs.
L’association de consommateurs laisse entendre que, tout en promettant de faire aboutir, dans le meilleur délai, ce dossier, le ministre lui a indiqué que cette question d’imposition de normes de qualité sur le riz Basmati doit être finalisée avec les représentants du gouvernement indien.
L’ACIM a, par ailleurs, demandé au ministre du Commerce l’imposition d’un contrôle des prix sur la vente du ciment suivant une recommandation faite en ce sens dans un rapport de la Competition Commission of Mauritius (CCM). Elle assure que, là encore, le ministre a promis de considérer prioritairement,la question.
En ce qui concerne, enfin, les produits pétroliers, l’association des consommateurs a d’abord rappelé ses différentes interventions passées qui ont abouti, plus d’une fois, à des baisses des prix à la pompe et en prévenant même dans un cas, une hausse.
Compte tenu, d’une part, de ce qu’elle assure être des “baisses conséquentes” des prix sur le marché mondial et, d’autre part, des baisses anticipées durant les six mois à venir, l’ACIM estime que l’essence devrait se vendre à Rs 42.05 le litre contre les Rs 45.95 actuelles alors que le prix du diesel devrait passer à Rs 33.90 contre Rs 37.80 actuellement. Sur cette question des prix des produits pétroliers, l’association affirme que le nouveau ministre du Commerce lui a demandé un peu plus de temps avant qu’il ne se prononce.