C’est au Théâtre Serge Constantin que s’est tenue la finale de la cinquième édition du Prix Musiques de l’Océan Indien, le samedi 3 octobre. Au bout de cette soirée aux couleurs musicales variées, dynamiques et pétillantes, c’est l’unique electro-man de la compétition, le Réunionnais Labelle, qui s’est vu décerner le premier prix, suivi de ses compatriotes de Saodaj’, de Tritonik et de Tibwa.
Pour une première, la musique electro de Jérémy Labelle, dit Labelle, a séduit les membres de l’assistance pendant la demi-heure de show consacrée à l’artiste. Accompagné de seulement ses platines sur scène, il a scotché plus d’un avec ses envolées de maloya et de musique traditionnelle africaine, qui flirtent par moments avec des rythmes indiens et des beats techno.
Plus tôt, les membres du jury avaient exprimé leur bonheur d’accueillir ce nouveau genre musical. Pour sa part, Labelle a indiqué que le prix qu’il a reçu est symbolique car il pratique un registre qui n’est pas familier au concours. “Pendant ma prestation, j’ai vu qu’il y avait des gens dans l’assistance qui regardaient mes mains. Cela m’a donné des frissons quand je jouais… Votre chaleur est impressionnante”, a-t-il confié, son trophée en main.
Le quintet de Saodaj’, qui a pris la deuxième place du concours, a transmis une énergie positive sur scène. La voix rythmée et envoûtante de la chanteuse principale du groupe, Marie Lanfroy, se mêle harmonieusement à celle de Laurence Courounadin-Mouny et des divers instruments utilisés par la formation. Au final, c’est un son pur, original et intense, avec pour base le maloya, qui se dégage du répertoire de Saodaj’.
Seule formation mauricienne présente, Tritonik a régalé le public. Eric Triton au chant et à la guitare, Norbert Planel aux percussions, Kurwin Castel aux percussions et Emanuel Desroches à la basse ont proposé deux nouvelles compositions, Soley et Jammin’ in Berlin. Les musiciens de Tritonik ont démontré qu’il existe une synchronisation rythmique remarquable entre eux. Sans doute le fruit de plusieurs mois de travail et de répétitions.
En proposant un répertoire qui navigue plutôt dans la variété et la musique traditionnelle réunionnaise, le groupe Tibwa, mené par Freddy Hoareau au chant et à la guitare, a ouvert le concours avec une bonne dose d’ambiance.