L’indice des prix à la consommation a atteint, en janvier 2014, l’une de ses plus fortes hausses mensuelles de ces dernières années, progressant de 1,9 point pour s’établir à 107,2 points. Le taux d’inflation (moyenne de 12 mois du CPI comparée à la moyenne des 12 mois précédents) s’élevait à 3,7% à la fin du mois écoulé, contre 3,5% fin décembre.
Statistics Mauritius a publié ses dernières données hier. Selon elles, la hausse de 1,9 point du CPI a été provoquée, dans une grande mesure, par la montée des prix des produits alimentaires. Une situation qui affecte l’ensemble des consommateurs. L’augmentation attribuable aux produits alimentaires est de 1,4 point, dont 1 point pour les légumes, 0,1 point pour le lait aussi bien que pour le riz, le poisson et les autres produits alimentaires. Le relevé de Statistics Mauritius fait voir que les honoraires des médecins ont aussi pris l’ascenseur, avec un impact de 0,1 point sur le CPI. On note aussi le relèvement des prix du billet d’avion (+0,1 point), des frais de scolarité dans le privé et des leçons particulières (+0,1 point) ainsi que des « workman’s wages » (+0,1 point).
L’augmentation des prix des denrées alimentaires a eu pour résultat de faire monter de 4,7% le sous-indice pour la catégorie dite « Food and non alcoholic beverages », celui-ci atteignant 110,3 points fin janvier. On observe également une hausse de 2,8% du sous-indice de la Santé à la suite de la révision des honoraires des médecins. Les catégories « Education », « Équipement ménager » et « Restaurant–hôtel » ont aussi enregistré des hausses supérieures à 1%.
La « headline inflation », qui était en baisse l’année dernière – soit à 3,5% en décembre 2013, contre 3,9% à la même période de 2012 –, est repartie à la hausse en ce début d’année, se chiffrant à 3,7%. Cependant, précise Statistics Mauritius, le taux en janvier 2013 était le même.
Pour ce qui est du taux d’inflation « year-on-year » (niveau du CPI pour un mois donné comparé à celui du même mois de l’année précédente), il est passé de 4,05% en décembre 2013 à 5,1% fin janvier. Ce taux est régulièrement utilisé par la Banque de Maurice (BoM) pour évaluer l’évolution de l’inflation. Le comité de politique monétaire de la BoM avait noté, lors de sa réunion de lundi dernier, que les pressions inflationnistes sous-jacentes étaient toujours présentes au sein de l’économie mauricienne et faisait ressortir que « prices of locally produced goods and services had a higher impact on domestic inflation than prices of imported goods and services ».