La Cour criminelle intermédiaire a pris connaissance ce matin du rapport du panel médical constitué par le SLO  à l’appel du procès intenté à sir Harry Tirvengadum, ancien P. -dg d’Air Mauritius, qui est poursuivi pour avoir comploté avec d’autres personnes dans le but de détourner de l’argent des caisses de la compagnie d’aviation nationale. Selon Me Rashid Ahmine, avocat de la poursuite, « l’accusé est sujet à des risques de syndrome coronaire qui pourraient entraîner son décès subit s’il est soumis à des pressions ». Les deux parties sont tombées d’accord que l’accusé subisse un nouvel examen en décembre. La prochaine audience a été fixée au mardi 17 janvier.
Le procès intenté à l’ancien P. -dg d’Air Mauritius a été appelé devant le magistrat Azam Neeroa. Mes Ahmine et Madeven Armoogum représentaient l’accusation alors que Mes Yusuf Mohamed (SC) et Ravin Chetty (SC) paraissaient pour l’accusé. Donnant lecture des conclusions du rapport du panel médical constitué par le State Law Office (SLO), sir Harry Tirvengadum est sujet à des risques de syndrome coronaire qui pourraient entraîner son décès soudain s’il est soumis à des pressions.
Au début de ce procès, qui remonte à quelques années, quatre personnes se sont retrouvées au banc des accusés : sir Harry, Joseph Yip Tong (ancien responsable du Département Food & Beverages à Air Mauritius), Robert Rivalland (ex-directeur de Rogers Aviation) et Derek Taylor (ancien P. -dg du Groupe Rogers). Ils ont été poursuivis sous la charge de détournement de fonds des caisses du transporteur national et ils ont tous connu des fortunes diverses : procès stoppé pour Yip Tong et Tirvengadum, appel en suspens devant le Privy Council pour Rivalland. Seul Taylor a été blanchi devant la Cour intermédiaire.
Le directeur des poursuites publiques avait demandé il y a quelques mois la réouverture du dossier. Mes Yusuf Mohamed (SC) et Ravind Chetty (SC), qui représentent les intérêts de lady Elahy Tirvengadum, ont fait ressortir à la cour que sir Harry est inapte à suivre un procès. La poursuite a alors présenté une motion au nom du DPP pour l’examen de l’accusé par un panel de médecins de l’État.