WASHINGTON, DC - JANUARY 16: A U.S. Capitol Police officer stands in the hallways of the U.S. Senate prior to the arrival of Supreme Court Chief Justice John Roberts for impeachment proceedings at the U.S. Capitol on January 16, 2020 in Washington, DC. On Thursday, the House impeachment managers will read the articles of impeachment against President Trump in the Senate chamber and the chief justice of the Supreme Court and every senator will be sworn in. Drew Angerer/Getty Images/AFP

Le chef de la majorité républicaine au Sénat des Etats-Unis, Mitch McConnell, n’a pas encore réuni les voix nécessaires pour bloquer la convocation de nouveaux témoins au procès en destitution de Donald Trump, rapportent plusieurs médias.

Lors d’une réunion à huis clos avec sa majorité, l’influent sénateur a confié ne pas avoir à l’heure actuelle suffisamment de soutiens pour rejeter cette demande de témoins, assurent le Wall Street Journal, le Washington Post et le New York Times sur la base de sources anonymes.

Les démocrates, qui portent l’accusation contre le président américain, réclament depuis des semaines de pouvoir assigner à comparaître plusieurs de ses proches conseillers, dont son ancien conseiller à la sécurité nationale John Bolton.

La Maison Blanche et les partisans de Donald Trump, qui souhaitent tourner rapidement la page, s’y opposent.

Un vote sur cette question interviendra vendredi à la majorité simple. Il suffirait que quatre républicains se rallient aux 47 voix démocrates pour valider l’envoi d’assignations à comparaître, ce qui rallongerait considérablement la longueur du procès.

Aucune fissure n’était apparue dans le camp républicain lors d’un premier vote sur la question la semaine dernière, mais de nouvelles révélations ont fait bouger les lignes.

Dans un livre à paraître prochainement, John Bolton assure que le président Trump lui a dit ne pas vouloir verser une aide militaire allouée par le Congrès à l’Ukraine si ce pays n’annonçait pas une enquête sur son rival politique Joe Biden.

Ce « donnant-donnant », nié par le président, est au coeur de son procès pour abus de pouvoir et entrave à la bonne marche du Congrès.

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