La magistrate Véronique Kwok, présidente de la Cour criminelle intermédiaire, a arrêté hier après-midi les dates des audiences consacrées au procès logé contre Siddick Chady et Prakash Maunthrooa, relativement à l’affaire Boskalis. Des témoins étrangers ont été assignés par l’accusation.
Comme indiqué dans notre édition d’hier, ce procès avait été appelé lors de la session des formal matters qu’a présidée Mme Kwok le matin. Elle a été reportée à l’après-midi, afin de permettre à l’avocat de Maunthrooa, Me Roshi Bhadain, retenu dans des procès devant la Cour de Curepipe le matin, d’être présent lors du choix des dates.
Siddick Chady, âgé de 60 ans, accusé N°1 dans ce procès, est poursuivi sous l’article 7 (1) de la Prevention of Corruption Act (PoCA) sous six chefs d’accusation. Selon ce texte de loi, il se serait rendu coupable de « public official using his office for gratification ».
Les faits qui lui sont reprochés remontent à la période se situant entre le 1er août 2006 et le 12 avril 2007. Ils se seraient déroulés au Ciné City, Port-Louis, à Pailles, à Quatre-Bornes et au Cinéma Ritz. Siddick Chady aurait effectué des transactions financières sous forme de pots-de-vin avec des sociétés étrangères qui traitent avec une firme mauricienne, la Blockbuster Ltd. Siddick Chady est défendu par Me Said Toorbuth.
Prakash Maunthrooa, 57 ans, est lui accusé de « aiding and abetting the author of a crime ». Trois chefs d’accusation ont été retenus contre lui, entre autres, il aurait organisé entre l’accusé N°1 et un dénommé Pieter Boer, un représentant de Boskalis International, dans le but d’allouer le contrat de dragage du Canal Anglais à cette firme néerlandaise. Il est également accusé d’avoir réclamé 85 000 dollars américains à Boskalis, pour le compte de Siddick Chady.
Rappelons que Siddick Chady était, à l’époque des délits allégués, président de la Mauritius Ports Authority, dont Maunthrooa est un ancien directeur.