Somduth Soborun, ambassadeur mauricien aux États-Unis, a fait loger un procès contre un quotidien et contre Vijay Makhan, ancien secrétaire aux Affaires étrangères et aujourd’hui membre du MMM. Il leur réclame des dommages de l’ordre de Rs 150 millions, s’étant senti diffamé par des articles publiés et commentaires faits concernant une ancienne bonne qu’il avait employée et qui a quitté son emploi.
Dans sa plainte, rédigée par Me Richard Toulouse, avoué, M. Soborun soutient qu’il avait offert de l’emploi à cette femme suite à la recommandation du chauffeur de l’ambassade, un ressortissant philippin. La femme, dit-il, était alors en chômage et était une proche de la famille du chauffeur. Elle a demandé si elle pouvait loger chez les Soborun, qui ont accepté. Elle a été donc embauchée à partir de mai 2009, cela quoi que le ministère n’avait pas prévu d’allocation pour elle. Elle fut donc payée de la poche du plaignant.
Son contrat de travail prévoyait un salaire de USD 1 600, ce qui est, assure M. Soborun, en conformité avec la loi américaine du travail. Elle devait travailler pendant 40 heures par semaine et bénéficier d’un jour de congé par semaine.
Quelque temps après, les relations entre le chauffeur et l’ambassadeur se sont détériorées, jusqu’au point où le ministère des Affaires étrangères l’a licencié pour gross misconduct. Depuis, soutient-il, la bonne changea d’attitude vis-à-vis de ses employeurs et, le 5 août 2009, elle a abandonné son travail. Deux jours après, la femme de M. Soborun a remarqué que des bijoux avaient disparu. La police en fut informée.
Trois ans plus tard, c’est-à-dire en 2012, l’ancienne bonne a logé une protestation aux autorités pour non paiement d’heures supplémentaires. Un procès a été logé contre M. Soborun pour misdemeanor devant une Cour du New Jersey.
L’accusé pouvait réclamer que son immunité soit temporairement levée, pour répondre devant la Cour de l’accusation logée contre lui. En accord avec le ministère, il a préféré trouver un arrangement avec son accusatrice, pour ne pas embarrasser la diplomatie mauricienne et, aux termes d’un out of court settlement, il accepta de payer à la femme la somme de US $ 24 153.04, somme qu’il a tirée de sa poche.
Le plaignant soutient qu’à aucun moment l’argent public n’a été dépensé dans cette affaire. Il considère donc que les commentaires faits et publiés à son endroit sont diffamants.
M. Soborun a retenu les services de Me Sanjeev Teluckdharry pour le représenter en Cour.