La construction du National Wholesale Market à Belle-Rive au coût de Rs 345 millions pour remplacer le système actuel de vente à l’encan qui se fait à Port-Louis, à Flacq et à Vacoas, a été longuement discutée lors d’une demi-journée de travail, hier, par toutes les parties concernées, dont les agriculteurs et les maraîchers.
À cette occasion, le ministre de l’Agro-industrie, Mahen Seeruttun, a mis l’accent sur la nécessité de disposer d’un endroit propre et hygiénique pour mener à bien l’exercice de vente à l’encan des légumes et des fruits. « Tel qu’il se présente aujourd’hui, le système ne répond pas aux exigences des consommateurs et d’un pays moderne », a déclaré le ministre. Outre l’hygiène, la sécurité pour les planteurs, aussi bien que pour les maraîchers laisse beaucoup à désirer dans ces endroits. « Le système présent est archaïque et dépassé, il faut l’améliorer », a-t-il ajouté.
En vue de remédier à ces problèmes, le gouvernement a décidé de construire un National Wholesale Market sur une superficie de 30 arpents de terre à Belle Rive, où il y aura, selon M. Seeruttun, « efficience, synergie et transparence dans les transactions et en même temps, une infrastructure moderne et adéquate qui répond aux exigences des consommateurs et de l’île Maurice moderne. »
Mahen Seeruttun a affirmé que ce projet est d’intérêt national. « Il placera le pays sur un autre palier moderne de développement par rapport à la production agricole. Le monde est en train de changer ; ce qui était faisable il y a 20 ans ne l’est plus, les exigences des consommateurs changent. Donc, aujourd’hui, la demande pour les produits hygiéniques augmente. Nous devons y porter une attention à cela », a-t-il fait ressortir. Selon lui, un nouvel emplacement pour mener à bien l’exercice de la vente à l’encan est nécessaire car Maurice produit environ 115,000 tonnes de légumes et de fruits annuellement qui passent par le système de vente à l’encan. À l’heure où l’on parle de ‘smart agriculture’et de ‘smart city’, poursuit-il, « on ne peut continuer à vendre des légumes et des fruits dans des conditions pareilles ».
Mahen Seeruttun a rappelé qu’on évoque ce projet depuis des années « mais personne n’a jusqu’ici pris la décision de le réaliser ». « Nous voulons le faire dans le dialogue ; d’où cette réunion au cours de laquelle vous pouvez poser des questions et chercher des éclaircissements auprès des techniciens », a-t-il dit aux agriculteurs. Une maquette du bâtiment qui abritera le National Wholesale Market a été présentée aux parties concernées.
Par ailleurs, le ministre a fait état du problème causé par la prolifération des chauves-souris qui s’attaquent aux fruits. « L’espèce de la chauve-souris qui vit chez nous est unique et elle est protégée par la loi. Elle était menacée de disparition à une époque. Le meilleur moyen de contrôler naturellement sa population est le cyclone mais avec le changement climatique, on n’a pas beaucoup de cyclones ces dernières années », a fait ressortir le ministre. Il a dit espérer qu’on trouvera bientôt une solution à ce problème.