Depuis le lancement du projet Small Scale Distributed Generation (SSDG) en décembre 2010, 282 abonnés se sont lancés dans la production d’énergie à petite échelle, injectant une puissance totale d’environ 2,5 MW au réseau du Central Electricity Board (CEB).
À ce jour, le CEB a reçu 458 demandes de Maurice et de Rodrigues dans les catégories résidentielle, commerciale et industrielle (projet SSDG avec un Feed-In Tariff), totalisant une puissance d’environ 4,1 MW, et 140 demandes dans les catégories publique, éducationnelle, charitable et religieuse (projet PECR) pour une puissance d’environ 1,6 MW.
Lors de la première phase du projet SSDG pour une capacité de 2 MW, le CEB a reçu, durant la période décembre 2010 à mai 2011, un nombre élevé de demandes, de même, quand la deuxième phase du projet pour une capacité de 1 MW a été lancée en novembre 2011, la puissance de 1 MW fut vite atteinte, fait-on remarquer.
De septembre 2011 à décembre 2011, l’énergie exportée sur le réseau du CEB se chiffrait à 2 334 kWh tandis que pour l’année 2012, c’était 193 000 kWh. En 2013, ce chiffre est passé à 1 197 516 kWh, ce qui démontre que le projet a atteint son but.
Le projet, en ligne avec le concept Maurice Île durable, est destiné à ceux désirant produire de l’électricité pour leur propre consommation à partir de sources d’énergies renouvelables et vendre l’excédent au CEB. Les demandeurs sont catégorisés comme suit : résidentiel, commercial et industriel, et sont autorisés à produire de l’électricité à petite échelle avec une capacité individuelle maximale de 50 kW. C’est un système qui génère de l’électricité à partir des sources d’énergies renouvelables telles que le soleil, le vent et l’eau. Selon un haut cadre du ministère de l’Énergie et des Services publics, on peut avoir un système de SSDG à base d’énergie solaire, qui utilise une technologie de photovoltaïque ou un système qui exploite l’énergie du vent en utilisant la technologie éolienne. Le troisième type de technologie qui peut être utilisée est la mini-turbine hydraulique, précise-t-il.
Une fois le projet démarré, le client dépose une demande au CEB pour être connecté au réseau de distribution. Si toutes les conditions sont réunies, le dossier sera approuvé par le CEB. La procédure sera complétée en huit semaines. Les clients qui ont déjà reçu leur permis doivent soumettre un plan d’implémentation. Selon les prévisions, le CEB espère injecter une puissance au-dessus de 3 MW à son réseau d’ici fin 2014.
Le projet concernant les petits producteurs d’électricité a démarré avec la mise en oeuvre d’un Grid Code et un tarif d’achat pour le surplus d’énergie exporté par ces catégories de demandeurs de SSDG. Le Grid Code est un document qui établit les paramètres et procédures à suivre par les consommateurs qui envisagent d’installer un système de SSDG chez eux et se connecter au réseau de distribution du CEB. Le Grid Code, qui a été préparé en 2010 dans le cadre du projet SSDG, fait actuellement l’objet d’un réexamen par un consultant qui a été désigné par la Banque mondiale en collaboration avec le PNUD/GEF et le CEB.
Le projet SSDG a pour objectif principal d’alléger la facture énergétique de l’État. À cet effet, le gouvernement mise sur la démocratisation de la production énergétique pour satisfaire la demande croissante en électricité qui connaît une hausse annuelle de 5 % et aussi réduire ainsi la consommation d’énergies fossiles. Selon les prévisions du CEB, nos besoins énergétiques augmenteront de 37 % sur les dix prochaines années. Par ailleurs, l’Energy Strategy, document qui définit la politique énergétique nationale, propose le développement des SSDG dans les court et moyen termes afin de satisfaire les besoins en termes de demandes énergétiques.
La connexion des SSDG au réseau du CEB comporte plusieurs avantages dont la production d’énergie propre, le développement de techniques énergétiques d’avenir et la réduction des coûts d’investissement dans l’achat du pétrole, de l’huile lourde et du charbon.