Intervenant fin de semaine dernière à l’InterContinental Mauritius Resort, Balaclava Fort, Balaclava, à l’ouverture d’un atelier de validation en vue de la ratification de la Convention de Minamata sur l’élimination du mercure, le ministre de l’Environnement, Etienne Sinatambou, a révélé qu’un inventaire national sur la présence de mercure est en cours dans divers secteurs à Maurice. Le mercure, un des dix produits chimiques les plus dangereux recensés, est un sérieux problème pour la santé publique.
« Nous sommes en train de réaliser un inventaire détaillé de la présence de mercure dans divers secteurs à Maurice », a annoncé le ministre Sinatambou. Il avait auparavant élaboré sur les diverses sources de contamination au mercure dans l’île. « Aujourd’hui, la présence de mercure dans l’environnement demeure une préoccupation mondiale du fait de sa volatilité, de son transport sur de longues distances dans l’atmosphère à travers les courants atmosphériques, de sa persistance dans l’environnement et de sa capacité à contaminer les écosystèmes et les chaînes alimentaires (voir encadré). On trouve le mercure dans certains poissons, dans des amalgames dentaires, dans la poussière d’or recyclée et dans certains produits cosmétiques, ainsi que lorsque certains équipements contenant du mercure se brisent », a précisé le ministre.
Selon les experts, le mercure peut provoquer des dommages neurologiques et cérébraux (surtout chez les jeunes), des pertes de mémoire, une dégradation du système reproductif ainsi que des dommages aux reins et au système digestif. L’intervenant a expliqué que cet atelier avait pour objectif de consolider le processus de prise de décision vers la ratification de la Convention de Minamata (voir encadré), que Maurice a signée le 10 octobre 2013. « Cette convention a été ouverte pour la signature en octobre 2013 et entrera en action 90 jours après que 50 pays l’auront ratifiée. À ce jour, 128 gouvernements l’ont signée et 42 l’ont ratifiée. Nous estimons que cette convention entrera en vigueur avant la fin de cette année », a-t-il prédit.
Etienne Sinatambou a ensuite énuméré les mesures prises par le gouvernement pour sensibiliser la population sur les dangers que représente le mercure pour la santé publique et pour l’éliminer. Dans le cadre de ce projet d’élimination de mercure et de la ratification de la Convention de Minamata, Maurice bénéficie de l’aide de la Global Environment Facility (GEF), du Programme des Nations unies pour le Développement (PNUD), de la Suisse et de l’United Nations Institute for Training and Research (UNITAR).