Un montant estimé à Rs 4,4 milliards a été payé par la State Trading Corporation (STC) à Betamax Ltd entre août 2010 et janvier 2015, a affirmé le ministre du Commerce Ashit Gungah en réponse à une interpellation de Reza Uteem hier. Il a d’autre part précisé que tous les dossiers concernant Betamax ont été confiés à la police et qu’une enquête avait été engagée par le Central CID.
Le ministre du Commerce a expliqué qu’avant l’arrivée du Red Eagle, la STC et Betamax Ltd avaient conclu un accord aux termes duquel cette dernière devait trouver des pétroliers sur le marché pour le transport des produits pétroliers (white and black oils) lorsque cela s’avérait nécessaire. Ce qui a coûté quelque Rs 615 millions pour l’importation de 855 985 tonnes de produits pétroliers. Le taux moyen de fret payé à ces navires tournait autour de Rs 717 par tonne. Ce montant était considéré comme un prix intéressant et n’était pas contesté. Le ministre a aussi précisé que, depuis la date d’arrivée du Red Eagle, en mai 2011, un nouveau contrat de 15 ans est entré en opération. « This is the one which has been the subject of concern. Under this contract, the Red Eagle carried both white and black Oils. The Red Eagle could, however, carry only 925 000 to 970 000 tons of the annual requirements of STC, which is 1,1 to 1,2 million tons. The balance had to be transported by other tankers provided by Betamax Ltd but for which the STC was invoiced freight charges on same terms as for Red Eagle. »
Aux termes de ce contrat, la STC a payé autour de Rs 3,8 milliards (USD 125,244 128 millions) pour l’importation de 4 067 703 tonnes de produits pétroliers. Le taux moyen de fret par tonne a donc été de USD 30,79 (Rs 923). Avec l’arrivée du Red Eagle, le coût du fret par tonne pour la STC est passé de USD 23,90 à USD 31,32 durant la première année, à USD 31,61 durant la deuxième année. Toujours en réponse à Reza Uteem, Ashit Gungah a rappelé que le gouvernement avait institué un comité interministériel pour revoir le processus menant à l’octroi du « contract of affreightment » des produits pétroliers entre la STC et Betamax Ltd, qui a été signé en novembre 2009. Dans un premier temps, le gouvernement avait décidé de renégocier le contrat avec Betamax. Cette compagnie n’a toutefois pas manifesté son intérêt pour le faire. Au contraire, elle a soutenu avoir permis au pays d’économiser Rs 500 millions à ce jour, portant ces économies à Rs 1 milliard à l’avenir. Sur la base des conseils légaux, après avoir examiné les faits et les circonstances, « it was found that the solicitation/invitation to bid, award and signing of the contract were in breach of Section 14 of the Public Procurement Act and therefore unlawful ».
Le ministre du Commerce a estimé qu’à ce stade, il est difficile de déterminer les implications financières pour la STC. Selon lui, la STC fait actuellement des économies en ayant recours à d’autres tankers pour le transport des produits pétroliers. « For the first shipment of white oil, STC has paid an all-inclusive freight at the rate of some USD 26,57 per ton for a spot charter, as compared to USD 32,25 per ton paid to Betamax Ltd for the last spot tanker Great Manta. Regarding fuel oil, the average freight rate for the first spot chartered tanker will be about USD 28 per ton, as compared to USD 35,15 per ton paid to Betamax Ltd for the last spot tanker Roy Maersk. For the second shipment of white oil, STC had more time and thus launched a request for quotation (RFQ) and obtained an even better price of about USD 20 to 21 per ton. This price is within the range indicated by STC’s consultants (Stephenson Harwood) as being those currently obtainable on the market. A similar exercise is being carried out by the STC for a second spot charter for fuel oil. »
Des appels d’offres internationaux seront lancés durant les trois prochaines semaines pour le transport des produits pétroliers jusqu’à la fin du contrat avec Mangalore Refinery Petrochemicals Ltd, fin juillet 2016. « Nous nous attendons à réaliser encore plus d’économies durant cette période », a ajouté le ministre du Commerce, qui a par ailleurs précisé le dossier avait été confié à la police depuis le 30 janvier dernier et que le Central CID avait initié une enquête.