En marge de la nouvelle réunion du Petroleum Pricing Committee (PPC) devant, techniquement, se réunir en ce début d’année, l’Association des Consommateurs de l’île Maurice (ACIM), qui s’oppose à toute nouvelle hausse de prix, réitère sa demande au ministre du Commerce et de l’Industrie pour connaître les informations détaillées relatives à tous les composants qui entrent dans la détermination finale des prix à la pompe des produits pétroliers, dont la Platts Value, depuis le dernier ajustement intervenu en 2011, ainsi que le taux de change correspondant pour chaque consignation.
Cette association de consommateurs veut, en outre, connaître la raison pour laquelle une charge de Rs 1.50 est perçue par litre de produits pétroliers pour subventionner les prix du riz « ration » et du gaz ménager alors que, explique l’ACIM, une somme est déjà déduite à cette fin des profits réalisés par l’industrie de la boulange.
L’association fait remarquer qu’entre mars 2011 et novembre 2012, les prix de l’essence et du diesel pratiqués à Maurice ont été supérieurs à ceux pratiqués dans nombre de pays de l’Organisation de Coopération et de Développement Économique (OCDE) qui disposent pourtant d’un revenu par tête et de salaires moyens supérieurs à ceux de notre pays.
L’ACIM soutient aussi que la moyenne de la variation des prix des produits pétroliers sur le marché mondial a occasionné des baisses de prix dans un certain nombre de pays. Dans le cas de Maurice, l’association de consommateurs, qui soutient que la parité roupie/dollar entre mars 2011 et novembre 2012 n’a pas connu de variations significatives, insiste également pour qu’au nom de la « transparence », les informations relatives aux hedging losses, notamment les repaiements mensuels ainsi que la date à laquelle toutes les pertes encourues auront été remboursées, lui soient communiquées.